Cyclisme : Des coureurs malades à cause de bouses de vache ?
Alexandre Higounet

Plusieurs cyclistes ont souffert ou souffrent de syndromes gastriques sur le Tour d'Italie. Ils présentent tous un point commun : avoir couru il y a quelques jours une classique en Belgique, la Famenne Ardenne Classic. Et la raison de ces maux pourrait bien avoir été identifiée par certains médecins en Belgique, comme l'a expliqué le média flamand Het Laatste Nieuws.

L'histoire a été racontée récemment par le média flamand Het Laatste Nieuws. Depuis quelques jours, Arnaud De Lie, le sprinteur de l'équipe Lotto-Intermarché, n'est pas en mesure de disputer ses chances aux arrivées du Giro, étant régulièrement vu en souffrance en queue de peloton, voir décroché, du fait de problèmes gastriques. De Lie n'est pas le seul, d'autres coureurs présents sur le Giro ont également été touchés, à commencer par ses équipiers Liam Slock et Milan Menten.

« Tous les trois avaient participé à la Famenne Ardenne Classic dimanche »

Kurt Van de Wouwer, directeur sportif de Lotto-Intermarché, a ainsi raconté à Het Laatste Nieuws : « Tous les trois avaient participé à la Famenne Ardenne Classic le dimanche précédent. Lundi, tout allait bien, mais mardi, au moment du départ pour le Giro, ils sont tous les trois tombés malades. Plusieurs autres coureurs d'autres équipes ayant participé à cette course se sont également plaints. Il est donc certain que cela ne pouvait pas provenir de la nourriture ou de l'hôtel, cela devait forcément venir de quelque chose trouvé sur la route. Il avait plu ce jour-là. Étant donné que plusieurs équipes étaient impliquées, il est fort probable que l'ingestion se soit faite par la bouche ».

« C'est une piste plausible »

Et selon HLN, la raison pourrait être la présence de nombreuses bouses de vache sur les routes de la Famenne Classic, une hypothèse jugée très plausible par Heiko Deschepper, chef adjoint du service de gastro-entérologie de l'hôpital universitaire d'Anvers, interrogé par le média : « Il est tout à fait possible que des déjections animales provenant des terres agricoles bordant l’itinéraire des cyclistes aient été charriées par la pluie jusqu’aux routes qu’ils empruntaient. Lorsque des cyclistes roulent dans la boue ou les flaques d’eau, la boue éclabousse dans toutes les directions et peut donc, en théorie, se retrouver au visage de la personne qui les suit. Si cette dernière avale ces projections, elle ingère des matières fécales et, dans ce cas précis, potentiellement la bactérie Campylobacter. C'est une piste plausible ».

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