Alors que la France a découvert Paul Seixas et s'apprête à l'encourager durant la Grande Boucle, un autre phénomène tricolore est en train d'exploser dans le peloton à savoir Paul Magnier. Dans un rôle totalement différent, le sprinteur de Soudal Quick-Step a déjà remporté deux étapes sur le Giro.

L'année 2026 restera comme celle de l'éclosion de Paul Seixas aux yeux du grand public. Le prodige français a effectivement remporté le Tour du Pays Basque avant de tenir tête à Tadej Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège. Le duel entre les deux hommes est donc très attendu sur le Tour de France. Mais en attendant la Grande Boucle, un autre français s'illustre dans le peloton à savoir Paul Magnier, très impressionnant sur le Giro.
Paul Magnier, l'autre phénomène du cyclisme français
Dans un style totalement différent de Paul Seixas, Paul Magnier s'impose comme l'un des meilleurs sprinteurs du peloton. Sur le Giro, le coureur de la Soudal-Quick Step a remporté deux des trois premières étapes et porte ainsi le maillot cyclamen qui récompense le leader du classement par point (l'équivalent du maillot vert sur le Tour de France). A 22 ans, Paul Magnier s'est payé le luxe de dominer des références du sprint comme Jonathan Milan et Dylan Groenewegen, ce qui peut lui permettre d'envisager l'avenir avec de grandes ambitions. Présenté comme le « nouveau Tom Boonen » par son directeur sportif Tom Steels. Seul petit bémol, Paul Magnier n'est pas assuré de participer au Tour de France puisqu'au sein de l'équipe Soudal-Quick Step, Tim Merlier reste le sprinteur numéro 1.
«C'est un début de Giro exceptionnel»
Mais avant de penser au Tour de France, Paul Magnier savoure son début de Giro. « Je ne pouvais pas rêver mieux. C'est un début de Giro exceptionnel, mais c'est dur de prendre le temps de réaliser car il faut toujours être focus sur la journée d'après. Je prends toujours un peu de temps pour en profiter. Mais j'essaie de penser au lendemain. Si je commence à ne dormir que cinq heures par nuit pendant trois semaines, je ne vais pas finir le Giro ! Mais c'est quand même exceptionnel. Pouvoir aussi porter un maillot distinctif, c'est vraiment fou. Et j'attends vraiment de courir en Italie pour sentir l'atmosphère du cyclisme dans le pays. En Bulgarie, il y avait quand même beaucoup de gens, mais ce ne sont pas non plus des grands fans de cyclisme. Je pense qu'en Italie, ça va être exceptionnel, vraiment spécial », a-t-il confié dans les colonnes de L'EQUIPE.