Cette nuit, Victor Wembanyama a été exclu pour la première fois de sa carrière en NBA. Le Français s’est rendu coupable d’un gros coup de coude à l’encontre de l’un de ses adversaires. Mais après la rencontre, le coach des Spurs Mitch Johnson, n’a pas hésité à pousser un coup de gueule afin de défendre son joueur.

Une scène qui va faire parler. Cette nuit, Victor Wembanyama a asséné un violent coup de coude à Naz Reid lors du match 4 de la série de play-offs entre les Spurs de San Antonio et les Timberwolves du Minnesota. Harcelé et parfois violemment par les joueurs des Wolves, « Wemby » a fini par craquer. Exclu définitivement du match, le Français doit être très déçu de son geste. Mais pour Mitch Johnson, le coach des Spurs, les joueurs de Minnesota auraient dû être sanctionnés plus tôt.
Wembanyama exclu, le coach des Spurs hallucine
« On en arrive à un stade où, si les responsables du contrôle du jeu et du niveau physique ne font pas leur travail, il va finir par devoir se protéger lui-même. Cela fait un moment qu’on lui demande de le faire. Le défi physique que les autres essaient de lui imposer et le manque de protection sont vraiment décevants. Cela commence à devenir franchement écœurant, compte tenu de ses efforts pour surmonter ces situations tout en restant professionnel, mature et capable de gérer ce genre de choses », a ainsi confié le coach de la franchise texane dans des propos relayés par Basket USA.
« Il va devoir se protéger lui-même si les autres ne le font pas »
« Je suis content qu’il ait pris les choses en main. Pas dans le sens de frapper Naz Reid. Je veux être très clair là-dessus. Je suis soulagé que Naz Reid aille bien. Je ne voulais pas qu’il lui donne un coup de coude. Mais il va devoir se protéger lui-même si les autres ne le font pas. Et je trouve ça écœurant. À chaque action, sur chaque zone du parquet, les gens essaient d’imposer leur physique sur lui. Je le comprends. On le comprend. Ça fait partie du jeu, […] il ne se plaint jamais. On ne se plaint pas. On n’en a pas grand-chose à foutre. Excusez mon langage. Mais à un moment donné, il devrait être protégé, et si ce n’est pas le cas, il va devoir se protéger tout seul », conclut Mitch Johnson.