La victoire du XV de France au Tournoi des Six Nations n’a pas effacé les regrets liés à la claque reçue en Écosse une semaine avant le dernier match contre l’Angleterre. Dans les médias, certains observateurs ont affiché leur inquiétude après cette prestation tricolore. De quoi agacer Fabien Galthié.

Alors que de nombreux spécialistes imaginaient le XV de France capable de faire le Grand Chelem au Tournoi des Six Nations, la claque en Écosse (40-50) a finalement mis fin aux espoirs tricolores. Une défaite qui reste en travers de la gorge de certains, et ce malgré le succès obtenu ensuite face à l’Angleterre (48-46) dans les dernières secondes, permettant aux Bleus de triompher dans la compétition pour la deuxième année consécutive. Interrogé par Midi Olympique, Fabien Galthié a réagi aux critiques entendues dans les médias.
« Votre ressenti n’est pas celui du public, ni celui des gens que je croise tous les jours »
« C’est votre problème, pas le mien, ni le nôtre. Votre ressenti n’est pas celui du public, ni celui des gens que je croise tous les jours, a répondu Fabien Galthié lorsqu’on l’interroge sur les regrets liés à l’absence de Grand Chelem. Tous me disent : "Merci, merci pour les émotions." À partir de là, je prends et j’assume. Comme je vous le dis, le risque qu’on prend quand on y va, c’est de gagner. Et ça fait trois victoires en cinq compétitions. Ce n’est pas mal. »

« Ce que j’ai aimé dans ce match en Écosse, c’est la réaction »
Le sélectionneur du XV de France l'assure, il ne ressent « aucune » déception sur le fait d’avoir été privé de Grand Chelem. « Les faits sont là. Même le match perdu en Écosse est incroyable. Dans un match, il y a des choses qui ne se maîtrisent pas. À Murrayfield, nous avons pris deux cartons jaunes (Jalibert et Nouchi). Nous avons joué à quatorze pendant vingt minutes mais, en réalité, à treize car un joueur blessé (Nicolas Depoortere) est resté sur le terrain pendant vingt-cinq minutes. On a donc joué à treize, précise-t-il. Ensuite, il y a eu des circonstances, des faits de jeu, des ballons libres. Et une fois de plus, les ballons libres sourient aux équipes les plus présentes. Cette fois, ils n’étaient pas en notre faveur. Nous avons été bousculés par une équipe d’Écosse qui sait secouer les grandes équipes. Là où on avait décidé de mettre la pression défensive, on n’a pas pu le faire, car on a joué à treize pendant vingt minutes et ils l’ont très bien exploité. Nous avons pris un 21-0 en vingt minutes, notamment de la 40e à la 60e, sur nos possessions comme sur les leurs. Ce que j’ai aimé dans ce match, c’est la réaction. Il y a peu, on n’aurait pas su aller chercher le bonus offensif. On a marqué quatre essais et nous nous sommes rapprochés au score. Il y a eu des moments clés dans le Tournoi qui montrent qu’on a su gérer. Celui-là en fait partie. »