Antoine Dupont plombe le XV de France : C'est du jamais vu !
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Lancé vers le Grand Chelem, le XV de France a failli tout perdre lors des deux dernières rencontres du Tournoi des VI Nations. Finalement, les Bleus ont assuré l'essentiel en conservant leur titre malgré la défaite en Ecosse. Mais une fois n'est pas coutume, Antoine Dupont a déçu.

Quasiment un an après sa grave blessure au genou contre l'Irlande, Antoine Dupont faisait son retour avec le maillot du XV de France à l'occasion du Tournoi des VI Nations. Après des débuts convaincants, le capitaine des Bleus a baissé de régime, comme ses coéquipiers, en fin de compétition. Discret lors de la défaite en Ecosse (40-50), Antoine Dupont est également apparu plus en difficulté contre l'Angleterre sur le plan défensif comme l'analyse l'ancien entraîneur de la défense du XV de France David Ellis.

Dupont loin de son meilleur niveau

« Dupont, si important dans le système défensif des Bleus, n’est logiquement pas encore revenu à son meilleur niveau physique. Je l’estime à 60% de ses capacités. Sur le premier rideau, lors des deux derniers matchs, je ne l’ai vu impliqué qu’une fois : quand il vole le ballon à Tuipolutu en Écosse et que les Bleus marquent derrière. Mais il est beaucoup moins présent par rapport à l’année dernière, et s’est contenté la plupart du temps de garder les côtés fermés, où il a d’ailleurs souvent eu un temps de retard par rapport aux saisons précédentes », confie-t-il dans les colonnes du Midi Olympique, avant de se concentrer sur Matthieu Jalibert.

«Je l’estime à 60% de ses capacités»

« Concernant Jalibert, il a été décidé de le replacer en 13 pour le « protéger » un petit peu. Mais c’est dur, au niveau international, de protéger en permanence son ouvreur… La zone 12-13 a été bombardée et, s’il ne s’est pas sorti sur ses plaquages, il a en revanche eu du mal à effectuer les « bascules » comme un vrai trois-quarts centre et à plusieurs reprises, sur des changements de sens, les avants bleus (qui étaient en outre très serrés au milieu du terrain) se sont retrouvés isolés face à des trois-quarts. J’ai vu à plusieurs reprises au moins cinq trois-quarts bleus dans le couloir des quinze mètres, c’est assez hallucinant… », ajoute David Ellis.

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