«Très dur à vivre», un joueur du XV de France vide son sac sur le 6 Nations !
Axel Cornic

Une semaine après la claque reçue en Ecosse, le XV de France devait absolument s’imposer à domicile contre l’Angleterre, pour espérer remporter le Tournoi des 6 Nations. Et ça n’a pas du tout été simple, puisqu’il a fallu attendre bien au-delà de la sirène finale pour voir cette rencontre se décider, ce qui n’a pas toujours été bien vécu par les joueurs.

Il ne faut jamais galvauder un titre. Le public français semblait presque blasé lorsque Antoine Dupont a soulevé le trophée du 6 Nations, pour la deuxième fois en deux ans. Tout le monde ne jurait que par le Grand Chelem, mais le XV de France a tout de même dû aller se chercher ce nouveau titre, qui est seulement le troisième depuis le début de l’ère Fabien Galthié en 2020.

« Ce n’était pas très rigolo »

Et c’est même le tout premier pour Charles Ollivon, qui était blessé en 2022 et en 2025 ! Sorti quelques minutes avant la pénalité de la gagne de Thomas Ramos, le deuxième ou troisième-ligne n’a pas forcément vécu le meilleur moment de sa carrière sur le bord du terrain « Ce n’était pas très rigolo. Je venais de sortir une minute avant. On venait de prendre le dernier essai anglais et je me disais que c’était mal embarqué. Forcément, il y a plein de choses qui se passent dans la tête, ça vient, ça part, ça revient, ça repart » a-t-il confié dans un entretien accordé au Figaro.

« Ça m’est arrivé si souvent de me demander pourquoi je me suis blessé, pourquoi je n’ai pas pu participer… »

« C’était un moment particulier, très dur à vivre jusqu’à cette dernière pénalité. Le destin a fait que c’était pour nous. Mais, au final, on oubliera tout. On se rappellera simplement qu’on a gagné ce titre. Ce doublé, ce n’est que du bonheur » a poursuivi Charles Ollivon. « Ça m’est arrivé si souvent de me demander pourquoi ci, pourquoi ça, pourquoi je me suis blessé, pourquoi je n’ai pas pu participer, pourquoi ça m’arrive à moi, qu’est-ce que j’avais fait pour mériter ça… Là, je n’avais qu’une envie, c’était de profiter avec mon fils sur le terrain. Ce sont des moments rares et je me dis qu’au final, c’est mon parcours, et que je n’y changerais rien, pour rien au monde ».

Articles liés