Ce dimanche 22 février 2026, un match amateur a viré au drame, avec un joueur frappé à la tête d’un coup de poing. Transporté à l’hôpital, le joueur en question a été opéré lundi et son pronostic vital est engagé. La Fédération française de rugby a réagi dans un communiqué et annoncé son intention de se porter partie civile.

La rencontre opposant les équipes réserves de Sévérac et de Maureilhan-Montady a tourné au drame le week-end dernier. D’après les informations de Centre Presse Aveyron, un joueur de Sévérac, Noha Loubéty, âgé de 23 ans, a été agressé physiquement, à la suite d’un plaquage jugé licite par l’arbitre de la rencontre. Après avoir reçu un violent coup à la tête, au niveau de la tempe, le rugbyman est tombé à terre, inanimé.
La FFR réagit après l’agression d’un joueur amateur
Le joueur de Sévérac a été évacué par hélicoptère à Rodez, où une hémorragie cérébrale a été décelée. Il a ensuite été transporté à Toulouse, puis opéré ce lundi 23 février matin et son pronostic vital était engagé. Ce mardi, Midi Libre a indiqué que Noha Loubéty se serait réveillé. Le joueur responsable de ce coup de poing a été interpellé par les gendarmes, puis placé en garde à vue, avant d’être entendu par le procureur de la République. « La Fédération française de rugby a pris connaissance avec la plus grande émotion des faits d’une extrême gravité survenus lors de la rencontre opposant les équipes réserves de l’US Sévérac et de Maureilhan-Montady », a réagi la Fédération française de rugby (FFR) lundi dans un communiqué.
La FFR « a décidé de se porter partie civile dans le cadre de la procédure judiciaire en cours »
La FFR a condamné « fermement l’acte insensé et inadmissible commis au cours de cette rencontre. De tels gestes n’ont absolument pas leur place sur un terrain de rugby. Notre sport est fondé sur des valeurs de respect, de maîtrise de soi, de solidarité et d’intégrité. Tout acte contraire à ces principes est inacceptable. » L’instance a adressé ses « pensées les plus sincères et son soutien total au joueur victime » et indiqué avoir « mis en place une cellule d’écoute et a décidé de se porter partie civile dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. » Enfin, la FFR a réaffirmé « son engagement absolu en faveur de la sécurité des joueurs et de la lutte contre toute forme de violence sur les terrains. Des mesures exemplaires seront prises à la hauteur de la gravité des faits. »