Le XV de France a finalement échoué dans sa quête de Grand Chelem mais a tout de même réussi à remporter le Tournoi des VI Nations pour la deuxième année de suite. Fabien Galthié s'est d'ailleurs appuyé sur plusieurs cadres, à commencer par son capitaine Antoine Dupont. Quitte à priver certains joueurs de temps de jeu.

Samedi soir, le XV de France s'est offert la victoire dans le Tournoi des VI Nations au terme d'un match incroyable conclu par une pénalité de Thomas Ramos à la dernière seconde. Fabien Galthié s'est appuyé sur plusieurs cadres dont Antoine Dupont, l'indéboulonnable capitaine. Cependant, malgré une baisse de régime en fin de Tournoi, le demi-de-mêlée du Stade Toulousain est peu sorti, offrant un temps de jeu très limité à son remplaçant Baptiste Serin. Ce dernier s'est d'ailleurs confié sur la façon dont il avait vécu son rôle dans la compétition.
Serin évoque la concurrence avec Dupont
« Je pense que tout le monde préfère avoir Toto dans l’équipe plutôt qu’il ne soit pas là. À la fin, c’est l’équipe de France qui en profite. Nous, derrière, on travaille tous pour intégrer l’équipe, montrer qu’on a aussi des choses à apporter. Mes relations avec Antoine ? Très bonnes. Mais comme avec tous les mecs, en fait. Il y a une très bonne énergie. Ça s’en traîne très bien, personne ne rechigne au travail, et ça, c’est ultra- important. Au-delà des super joueurs, il y a sur tout des super mecs. C’est une aubaine pour un groupe », confie-t-il dans les colonnes du Figaro avant de poursuivre.

«Je ne calcule pas, je fais ce qu’on me demande»
« Je contrôle ce que je peux contrôler. En Écosse, j’avais dix minutes à jouer et un objectif en tête : vite marquer un essai pour décrocher le point de bonus offensif. Je le redis : je ne calcule pas, je fais ce qu’on me demande. J’arrive de tellement loin que deux, trois, quatre, cinq minutes, je m’en fous. Je donne tout ce qu’il y a à donner pour l’équipe et pour apporter des solutions, parce que ça fait partie de mon poste. J’essaie de faire du mieux possible », ajoute Baptiste Serin.