Samedi soir, le XV de France a remporté le Tournoi des VI Nations pour la deuxième fois de suite grâce à une pénalité de Thomas Ramos à la dernière seconde de jeu face à l'Angleterre. Une défaite frustrant pour le XV de Rose qui a surtout été marquée par «une triche» côté Bleus.

Après avoir laissé échapper le Grand Chelem en Ecosse, le XV de France a toutefois réussi à conserver son trophée dans le Tournoi des VI Nations. Pour cela, les Bleus ont du batailler jusque dans les dernières secondes du choc contre l'Angleterre et la pénalité de Thomas Ramos dans les dernières secondes du match. Mais c'est bien Louis Bielle-Biarrey qui a éclaboussé la rencontre de son talent. L'ailier de l'UBB a inscrit quatre essais durant le match, ce qui lui permet de battre son propre record sur l'ensemble du Tournoi avec 9 essais inscrits en 5 matches. LBB confirme qu'il est probablement le meilleur ailier du monde et que sa pointe de vitesse est même un atout sensationnel pour le XV de France. Pour l'ancien troisième ligne gallois Sam Warburton, c'est même de la triche tellement Louis Bielle-Biarrey est fort.
Bielle-Biarrey le «cheat code» du XV de France
« C'est une sorte de cheat code (terme employé pour désigner code de triche dans les jeux, NDLR) dont dispose la France : elle dégage au pied et Bielle-Biarrey est toujours là. Il est devenu une arme redoutable, mais ajoutez à cela le jeu au pied tactique exceptionnel de Ramos et d'Antoine Dupont, et vous obtenez l'un des meilleurs ailiers de sa génération », a-t-il confie lors du podcast "Rugby Union Weekly" avant que l'ancien demi d'ouverture anglais, Paul Grayson, salue le rugby français : « La France a vécu une odyssée incroyable, le Top 14 est magnifique et la France adore son équipe, alors tout le mérite leur revient. »

«C'est une sorte de code de triche dont dispose la France»
Et au sein du XV de France, on se réjouit évidemment de pouvoir compter sur un joueur de la dimension de Louis Bielle-Biarrey. « Franchement, c'est stratosphérique ce qu'il fait. C'était un grand jour pour lui pour certaines raisons. Il a répondu de la meilleure des manières avec quatre essais. C'est fou. Il bat encore son record de l'année précédente. On se demande juste où est-ce qu'il va s'arrêter. Tant mieux pour nous, pourvu que ça continue parce que ça nous a permis de gagner ce match. (...) Sur le terrain, il règle tout le monde. Pour moi, c'est le meilleur ailier du monde », a lâché Théo Attissogbe après le match. Les Bleus ont bien trouvé leur arme fatale.