Mercato - OM : Labrune répond aux supporters concernant la vente du club
La rédaction

Dans un long entretien accordé à La Provence, Vincent Labrune a répondu franchement aux interrogations des journalistes et des supporters.

« Nous rêvons qu’un milliardaire rachète le club pour enfin voir un actionnaire donner du rêve au peuple marseillais. Et dire que nous l’avons déjà cet actionnaire milliardaire… ». Mercredi, au cœur d’un communiqué cinglant suite à la défaite spectaculaire de l’OM face à l’OGC Nice, les South Winners ont réclamé la vente du club. Un sujet évoqué par le président olympien dans les colonnes de La Provence.

« MLD NE COULE PAS LE CLUB »

« Quand tu es supporter, tu n’as qu’une envie et c’est normal : gagner des titres. Mais, depuis 2011, c’est assez compliqué de taper le PSG, dont le propriétaire est l’État le plus riche du monde au PIB/habitants. Que les supporters souhaitent avoir un actionnaire équivalent à celui du PSG, c’est normal. Je le comprends, mais il y a plusieurs bémols. Margarita Louis-Dreyfus n’est pas une actionnaire qui n’aide pas l’OM. Elle a fait des efforts importants et en fait encore, elle ne coule pas le club. Alors, oui, elle est dans une approche patrimoniale de ses intérêts personnels et pas dans une logique d’investissements. Par contre, c’est un atout gigantesque pour un club comme le nôtre, qui a vécu au-dessus de ses moyens et qui voit ses recettes économiques diminuer dans la conjoncture actuelle » indique tout d’abord Vincent Labrune avant de poursuivre son argumentation.

« NE PAS CIER LA BRANCHE SUR LAQUELLE ON EST ASSIS »

« Et puis, on peut retourner la question : quel actionnaire va venir investir en France, le pays le plus taxé en Europe occidentale, pour se cogner le PSG et se heurter à la concurrence du Qatar ? On aura peut-être un jour un profil différent d’actionnaire potentiel dans les clubs de football, comme des États qui voudront faire des opérations de communication, mais, pour l’instant, c’est une chance d’avoir MLD. Dans la vie, on peut toujours avoir mieux. Mais il ne faut pas scier la branche sur laquelle on est assis. »

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