Courtisé au moment de changer de club, un célèbre joueur a privilégié le Paris Saint-Germain, et ce malgré l’intérêt de l’Olympique de Marseille. Un choix qui fut le bon au regard de sa carrière, qui l’a vu remporter de nombreux trophées, dont une Coupe d’Europe et la Coupe du monde.

Passé par le PSG de 1992 à 2000, avec une courte escapade à West Ham entre 1997 et 1998, Bernard Lama reste aujourd’hui l’une des légendes du club de la capitale, totalisant 318 rencontres et plusieurs trophées majeurs à son palmarès : un championnat (1994), deux coupes de France (1993, 1995) et évidemment la Coupe des Coupes (1996), le premier titre européen remporté par le PSG. Il y a quelques années, le portier guyanais était revenu pour Le Parisien sur son arrivée dans la capitale, et l’intérêt d’un autre club au moment de sa signature…
« Marseille voulait aussi que je vienne chez eux »
« Le club venait d'être repris par Canal +. C'était une bonne opportunité pour moi. Un moment que j'attendais depuis trois ans. Le bon moment, même, que j'attendais depuis trois ans. C'est pour cela que je n'étais resté qu'une saison à chaque fois avec Metz, Brest et Lens. Je voulais rejoindre un grand club et le PSG s'est présenté. Marseille voulait aussi que je vienne chez eux mais j'étais content de venir à Paris, avait confié le champion du monde 1998, interrogé par Le Parisien. C'était pour le cadre sportif bien sûr mais aussi un choix lié à la géopolitique française. Paris est le lieu du pouvoir central d'où on peut avoir accès à l'élite politique du pays. C'était intéressant pour moi d'être plus proche du pouvoir pour porter la voix de la Guyane et influencer certaines décisions. » Et cela a porté ses fruits.

« Du point de vue politique, cela a été aussi un bon choix de venir à Paris »
« Jacques Chirac, le maire de Paris à l'époque ( NDLR : de 1977 à 1995 ), était très proche du PSG. Il connaissait aussi très très bien la Guyane. Il y était venu plusieurs fois et connaissait mon père qui a été longtemps maire là-bas. Il y avait donc des facilités pour lui faire passer des messages, avait expliqué Bernard Lama en 2020. J'ai pu créer une relation personnelle avec Jacques Chirac à cette période. Puis il est devenu président de la République. Donc du point de vue politique, cela a été aussi un bon choix de venir à Paris. »
Pour l’ancien gardien, ces années au PSG restent les plus belles de sa carrière. « J'ai mis dix ans à arriver dans un grand club. C'est là que j'ai eu toutes mes sélections, là où j'ai gagné tous mes titres. Je ne peux que remercier le PSG même si j'ai participé aussi à tout cela évidemment, enchaînait-il. En termes d'émotions, on a vécu cinq ou six ans extraordinaires avec cette série de participations aux demi-finales européennes. Même si cela s'est terminé sur de la frustration. Mais d'année en année, on construisait notre légende et notre palmarès. On faisait partie des meilleures équipes européennes. On était craint. En dehors de la Juventus et surtout du grand AC Milan, aucune équipe ne nous a été vraiment supérieure. La victoire en Coupe des coupes en 1996 (NDLR : 1-0 face au Rapid Vienne ) a représenté l'aboutissement de cette génération qui a porté le club. On l'a installé au plus haut niveau européen. »