Quelques années après avoir porté le maillot du PSG, un joueur décidait malgré tout de rejoindre l’OM, et n’a aucun regret. A son sens, avoir la chance de jouer pour ces deux clubs ne se refuse pas et il estime ne pas en avoir souffert à Marseille, même s’il ne faut tout de même pas « trop en parler dans la presse ».

Dans un entretien accordé au streamer Flodas, Cyrille Pouget est revenu sur son transfert à l’OM en janvier 2000. Arrivé en provenance du Havre, l’ancien international français (3 sélections) avait surtout porté les couleurs du PSG quelques années plus tôt, en 1997.
«Je ne connais aucun joueur qui refuserait. Ou alors, c’est qu’il est fou»
« Vous savez, quand vous avez la chance de faire ces deux clubs-là, je ne connais aucun joueur qui refuserait. Ou alors, c’est qu’il est fou », estime Cyrille Pouget. « Déjà, les stades sont exceptionnels. L’ambiance au Vélodrome est incroyable. J’ai eu la chance de faire un Marseille-Paris et de marquer un but pour Marseille, le stade a pris feu. J’ai célébré oui. C’est énorme. C’est un endroit où ça respire le foot, mais par contre, si vous êtes moins bons, vous le ressentez. On m’en a pas tenu rigueur ? Non, pas du tout. Vous savez, quand vous marquez des buts, gagnez des matchs… Après, il faut éviter de trop en parler dans la presse, bien sûr, mais j’ai eu la chance de faire Metz, Paris, Le Havre, Marseille. Faire Paris Marseille dans la foulée, ça peut être compliqué et inversement, mais je pense qu’il n’y a pas énormément de joueurs qui ont fait l’aller-retour. »

«Il faut être très très costaud pour jouer à Marseille»
Cyrille Pouget s’est également exprimé sur le fameux contexte marseillais et ce qui fait que la pression est plus forte qu’ailleurs à l’OM : « C’est l’époque où à La Commanderie, il y avait plus de supporters que de joueurs. Je n’y étais pas moi. La pression à l’OM, elle existe depuis des années. C’est le seul club français où les supporters sont capables de mettre une pression, qu’elle soit positive ou négative, en fonction des résultats. Il faut être très très costaud pour jouer à Marseille. Parce qu’il y a un environnement qui n’est pas facile. Le club est adulé dans la ville et vous avez des supporters marseillais dans toute la France. Si vous regardez un Rennes-Marseille, si Marseille marque un but, je ne dis pas que vous avez la moitié du stade qui se lève, mais pas loin. Des Marseillais, il y en a partout. C’est le seul club qui à mon avis en France est détesté, mais supporté aussi. À Marseille, il y a une énorme pression. le fait qu’ils aient gagné la Coupe d’Europe en 1993, ça met le club à un niveau énorme et la rivalité avec Lyon, Paris. »