De nombreux joueurs ont connu des moments difficiles à l’Olympique de Marseille, les incitant parfois à plier bagage. Cet ancien international tricolore aurait pu en faire de même mais a décidé de rester dans la cité phocéenne, et ce alors que le club luttait pour son maintien en première division.

Passé durant deux années à l’OM, entre 1998 et 2000, Stéphane Porato a passé la majorité de sa carrière en France, portant notamment le maillot de l’AS Monaco et de l’AC Ajaccio. Parti en Espagne entre 2006 et 2009, l’ancien portier aurait pu toutefois évoluer en Angleterre, chez un cador du championnat. Mais alors que l’OM jouait à l’époque son maintien, Stéphane Porato avait décidé de rester en 2000, et ce malgré une suspension de plusieurs matches pour avoir insulté un arbitre et des relations complexes avec l’entraîneur de l’époque, Bernard Casoni.
« Il y avait des clubs comme Chelsea qui étaient intéressés »
Interrogé par Le Phocéen en 2020, Stéphane Porato avait eu l’occasion de revenir sur ce passage de sa carrière. « Ça a énormément joué sur mon envie de partir. A la trêve, j'ai une offre pour partir. Il y avait des clubs comme Chelsea qui étaient intéressés. J'étais en vacances à New-York avec Patrick Blondeau, j'avais fait une interview pour clarifier les choses alors qu'on m'annonçait ailleurs : le seul qui pourra me faire partir de Marseille, c'est moi, expliquait-il. Comme Robert Pirès, je prends la décision de rester au mercato d'hiver parce qu'on veut maintenir le club. Pourtant, il n'y a aucun joueur marseillais des époques suivantes qui a vécu ce qu'on a vécu dans le vestiaire de la Commanderie avec les groupes de supporters ».

« Je me dis que ça sent bon, et derrière je n'ai plus eu de nouvelles »
S’il n’a pas rejoint Chelsea en 2000, Stéphane Porato aurait pu filer chez les Blues à un autre moment de sa carrière, après les blessures de Petr Cech et Carlo Cudicini. On est alors en 2006 : « Je viens de finir mon bail avec Ajaccio. J'ai envie de partir à l'étranger et il tombe cette offre d'essai. Quand j'arrive, j'ai une discussion avec Mourinho qui me dit qu'il me connaît, il veut juste savoir si je suis en forme. Je fais trois jours d'essai. Il y avait Claude Makélélé, Didier Drogba, Michaël Essien... et ça se passe super bien. Le dernier jour, John Terry vient me voir, me dit que si j'ai besoin de quoi que ce soit à Londres, je n'hésite pas. Je me dis que ça sent bon. A la fin de l'entraînement, l'adjoint de Mourinho me dit "merci d'être venu" et derrière je n'ai plus eu de nouvelles ».