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Reveil ?

Marche a lombre

Buteur vedette chez les Reds de Liverpool, Fernando Torres est éclipsé par son compère de l'attaque David Villa avec la Roja.

Et si Fernando Torres nous refaisait le coup de l'Euro 2008 ? Lors de la campagne victorieuse des Espagnols sur les terres de Charles Quint, l'attaquant de Liverpool, présenté comme l'arme fatale de la Roja après une première saison étincelante sous le maillot des Reds, avait été éclipsé par le talent de deux de ses partenaires. Xavi était alors consacré meilleur joueur du tournoi pendant que David Villa finissait meilleur buteur de la compétition avec 4 buts. L'Histoire, elle, retenait qu’ El Niño offrait son premier titre à la sélection espagnole en inscrivant l'unique but de la finale face à l'Allemagne. « Je suis heureux pour moi car c'est mon job de marquer mais aussi pour le groupe et le staff. Plus encore que la victoire de l'Espagne, c'est la victoire du football 

Deux ans plus tard, le discours n'a guère changé. Si Fernando Torres est un buteur par nature, il est à l'image de cette sélection espagnole d'où aucune tête ne dépasse. Il demeure un homme au service du collectif. « Aujourd'hui, je n'ai plus cette obsession de marquer qui était la mienne lorsque j'avais 17 ans, affirme-t-il. C'est le collectif qui m'importe, la victoire de l'Espagne. Si j'avais inscrit deux buts face au Honduras comme j'en ai eu l'occasion, le débat serait clos. Dans le foot ce sont les résultats qui comptent, qui son mis en avant. Mais pour moi, l'important c'est que le coach et le staff technique soit satisfaits, notamment au niveau du travail invisible. J'ai l'esprit tranquille car j'ai la confiance de del Bosque, » expliquait dimanche soir le n°9 espagnol sur les ondes de Cadena Ser.

Torres est-il moins performant ?

Un avis partagé par le sélectionneur qui trouve injustes les critiques dont Torres fait l'objet « C'est un joueur qui nous offre beaucoup de possibilités dans le jeu, assure Del Bosque. Sans lui notre jeu repose principalement sur les redoublements de passe et les appuis. On a besoin de profondeur. Devant grâce à son physique il nous aide sur les ballons aériens, dans la conservation de balle ou comme point d'appui. On souhaite tous qu'il retrouve les chemins des filets. C'est tout ce qui lui reste à faire ». Car c'est là que le bât blesse, aussi bien dans les médias que dans l'opinion publique. Fernando Torres est-il moins performant cette saison ? Non, si l’on prête un oeil attentif à ses statistiques. Cette saison, celui qui porte un maillot rouge en club comme en sélection a disputé moins de rencontres qu'en 2008-2009 : 41 contre 51 et inscrit plus de buts, 24 cette saison contre 22 la précédente. Seulement voilà, le club de la Mersey a été éjecté du Big Four de Premier League et on a plus parlé des deux opérations au ménisque subies en quelques mois par Torres que de ses performances en club. Le genou del Nino est devenu en quelques mois aussi célèbre que la cuisse de Jupiter.

« J'ai eu de la chance de pouvoir revenir à temps et je dois remercier le coach de m'avoir donné du temps de jeu pour retrouver le terrain et mes sensations. Je m'entraînai au même rythme que mes coéquipiers, mais la compétition c'est autre chose. Je sais bien qu'en coupe du Monde il faut être immédiatement à 100% sur le plan physique » reconnaît Torres qui ne prend pas ombrage du rôle de buteur endossé par David Silva en sélection : « Chacun a son rôle en sélection. David Villa a toujours été notre buteur avec des stats fantastiques. Chacun doit faire son travail, le mien n'est pas toujours marquer des buts même si la réussite reviendra, je n'ai aucun doute là dessus ». Dès ce soir contre le Portugal contre qui Fernando Torres a débuté en sélection ?