Accès direct au contenu

Foot - PSG

PSG : Le PSG met la pression sur Emery et c'est une honte !

Sèchement battu à Montpellier (0-3), le PSG se retrouve dans une situation délicate et qui a de grandes similitudes avec la période vécue par Carlo Ancelotti en décembre 2012. Et malheureusement, la comparaison ne s'arrête pas à l'aspect sportif, puisque la pression subie en interne par Unai Emery semble similaire.

La situation actuelle du Paris Saint-Germain n'est pas sans rappeler les débuts de l'ère qatarie. Fin 2011, Antoine Kombouaré est licencié alors qu'il est leader du championnat puis surtout en 2012, Carlo Ancelotti est alors sur le banc et concède début décembre à Nice sa troisième défaite de la saison avant de disputer le dernier match de groupe de Ligue des Champions contre Porto au Parc des Princes. Malgré la qualification assurée pour les huitièmes de finale, le technicien italien comprend rapidement que s'il n'avait pas remporté ce match, il aurait sauté. Une pression insensée sur un entraîneur d'un tel calibre et qui précipitera son départ vers le Real Madrid en fin de saison. Mais le projet QSI en était à ses balbutiements, les dirigeants ont dû apprendre de cette expérience... Et bien non ! Et c'est beaucoup plus inquiétant que le niveau de jeu de l'équipe d'Emery.

L'émir inconscient de la réalité

Dans son édition du jour, Le Parisien explique que le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, l'émir du Qatar et propriétaire du PSG, était présent en toute discrétion au Parc des Princes contre Angers (2-0) et aurait très peu apprécié que seules 23 000 personnes fassent le déplacement, soit la plus faible affluence de l'ére QSI. C'est vrai qu'un mercredi soir à 21h avec un tel froid contre une équipe, certes très solide et intéressante mais dont le nom n'attire pas les foules, les gens ont particulièrement envie de se déplacer. Mais surtout, le spectacle des dernières semaines ne poussent pas les supporters à venir soutenir leur équipe. Et ça, l'émir en est en partie responsable par sa gestion parfois plus que douteuse.

Emery injustement visé

Et le revers à Montpellier (0-3) n'a pas calmé les ardeurs du cheikh Tamim bin Hamad al-Thani. Unai Emery serait sujet à de nombreuses critiques en interne et un échec contre Ludogorets le mettrait en grande difficulté. « La relation de confiance s’est détériorée à ce moment-là, et j’ai décidé qu’à la fin de saison, je partirai », confiait Carlo Ancelotti se remémorant sa situation au PSG tellement semblable à celle du technicien basque. Mais la haute instance du club de la capitale n'apprend rien des leçons du passé. Quelques mois après avoir viré Laurent Blanc qui venait de prolonger son contrat, l'émir se plaint que l'équipe tourne moins bien. Complètement insensé. Il a poussé dehors l'ancien sélectionneur des Bleus pour une élimination contre Manchester City, pourquoi pas, mais compte tenu du timing, le propriétaire qatari est le principal responsable des difficultés parisiennes.

Le cheikh al-Thani est le responsable

Plutôt que de s'en prendre à Unai Emery, le cheikh Tamim bin Hamad al-Thani devrait peut-être s'interroger sur sa gestion. Pourquoi virer Laurent Blanc ? Et surtout pourquoi un timing pareil ? Unai Emery a officiellement été nommé le 28 juin dernier. Patrick Kluivert lui a succédé le 14 juillet pour mener un mercato qui s'avère être aujourd'hui un fiasco et qui semble avoir été mené dans la précipitation. Par conséquent, le technicien basque n'a pas été mis dans les meilleures conditions, loin de là. Et avec l'expérience du cas Ancelotti, les dirigeants qataris auraient pu grandir et progresser dans leur gestion. Mais non, ils reproduisent les mêmes erreurs. Reste à savoir si cela aura les mêmes conséquences. Quoi qu'il en soit, sans de grands dirigeants, le PSG ne sera jamais un grand club. Et visiblement, ce n'est pas prêt d'arriver...

@Arthur_Montagne

Articles liés