L’entraîneur de l’OM l’a menacé, «on va régler ça à coups de poing»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Diriger l’Olympique de Marseille est une expérience unique pour un entraîneur, mais le stress engendré par le contexte phocéen peut parfois monter à la tête et faire des étincelles en privé. C’est ce qui est arrivé à un technicien emblématique du club, menaçant l’un de ses proches avant de lui proposer un duel à mains nues !

C’est une personne qui n’a laissé personne indifférente à Marseille. Nommé à la tête de l’OM à l’été 2014, Marcelo Bielsa n’est resté qu’une saison complète dans la cité phocéenne, avant d’annoncer son départ à la surprise générale au début de l’exercice 2015-16 en conférence de presse. Au cours de son bref passage, l’Argentin a notamment côtoyé Fabrice Olszewski, son traducteur, avec qui le ton est parfois monté.

« Le coach m’a dit ‘toi tu te tais, tu traduis seulement’ »

Invité de J+1 peu après le départ fracassant de Marcelo Bielsa, Fabrice Olszewski était revenu sur sa collaboration avec celui que l’on surnomme El Loco, "le fou". « Une des réunions avant que ça pète, je voyais bien ce que disait le coach, ce que disait le Président, et un moment, j’ai dit 'attendez, ce n’est pas ce qu’il essaie de dire'. Le coach m’a dit ‘toi tu te tais, tu traduis seulement’ », avait-il notamment raconté en 2015 sur Canal +. Et cela aurait pu aller encore plus loin.

« Il s’est excusé après, moi aussi »

« Lors d’un entraînement, je lui ai dit qu’il abusait de son pouvoir. Tout de suite, il est parti dans les tours, moi aussi. Il me dit qu'on va régler ça en se promenant par une discussion. Je pensais qu’il voulait parler, on arrive en haut et là il me dit 'allez on va régler ça à coups de poing parce que c’est la seule manière', j’explose de rire et je m’en vais. Il s’est excusé après, moi aussi, on a réglé ça très facilement. C’est une personne gentille avec un bon fond, mais il se laisse enfermer dans son personnage, avait-il ajouté à l’époque. Moi, je lui ai dit : 'Je vous compare à Van Gogh. Vous êtes un génie. Au niveau du foot, vous êtes comme Van Gogh mais au niveau relations humaines, c’est un peu plus compliqué'. Il avait trouvé la comparaison flatteuse pour lui ».

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