«Un amuseur» en équipe de France : Zinedine Zidane est utilisé pour l’attaquer 
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

Avant Didier Deschamps, Raymond Domenech avait également entraîné l’équipe de France. Aux commandes des Bleus entre 2004 et 2010, le technicien n’avait pas la meilleure des relations avec certains de ses joueurs. Domenech ne s’était d’ailleurs pas fait prier de régler ses comptes avec l’un d’entre eux, utilisant notamment Zinedine Zidane.

Sélectionneur de l’équipe de France entre 2004 et 2010, Raymond Domenech avait notamment lancé un certain Samir Nasri dans le grand bain avec les Bleus. Mais voilà qu’entre les deux hommes, le courant n’est pas très bien passé. Domenech en avait d’ailleurs des choses à dire sur le joueur formé à l’OM, lui faisant notamment de gros reproches sur son comportement lors des rassemblements.

« Ça chambrait pas mal et il était particulièrement doué pour cela »

« Sur le premier rassemblement, c'était plutôt sympa parce qu'il était avec ses copains. Ça chambrait pas mal et il était particulièrement doué pour cela. L'erreur, peut-être, c'est de les avoir appelés en même temps (Benzema et lui notamment). Il aurait fallu les amener petit à petit, séparément, les laisser se retrouver avec les anciens, pour qu'ils la ferment un peu et qu'ils grandissent doucement », avait lâché dans un premier temps Raymond Domenech sur Samir Nasri pour L’Equipe en 2019.

« Zidane avait du caractère pour améliorer l’équipe… »

Reprochant le côté chambreur de Samir Nasri, Raymond Domenech avait également ajouté, utilisant alors l'exemple de Zinedine Zidane pour appuyer ses propos : « Zidane avait du caractère pour améliorer l'équipe. Quand il se fâchait, c'était par rapport à ce qu'il se passait dans le jeu, au collectif, ce n'était pas juste par rapport à lui. L'autre (Nasri), non. Il fallait que ça tourne autour de lui. Zidane, il était là pour faire tourner les autres. C'est une nuance psychologique importante. Et puis, on ne peut pas être leader quand, en permanence, on titille les uns et les autres. Un leader prend du recul. Ce n'est pas quelqu'un qui chambre à longueur de temps. Ce n'est pas un leader, ça. C'est un amuseur ».

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