Plusieurs années après, il en veut encore à Zinedine Zidane ! «Je ne lui pardonnerai jamais ...»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Vainqueur de la Coupe du monde avec les Bleus en 1998, Zinedine Zidane avait été le héros malheureux de la finale de 2006 contre l’Italie avec une magnifique panenka et son expulsion entrée dans l’histoire, suite à un coup de tête à la poitrine de Marco Materazzi. Un craquage que ce consultant n’a jamais pardonné.

Huit ans après avoir vu sa vie basculer un 12 juillet 1998, grâce au sacre de l’équipe de France de football à la Coupe du monde, Zinedine Zidane avait l’occasion de récidiver en 2006, pour le dernier match de sa carrière face à l’Italie. Mais si la soirée avait parfaitement commencé avec un but sur penalty, d'une panenka osée trouvant d’abord le chemin de la barre transversale avant de retomber derrière la ligne de but, le rêve s’est ensuite transformé en cauchemar avec une expulsion durant la prolongation, Zidane étant sanctionné pour son coup de tête sur le torse du défenseur italien Marco Materazzi. Une issue qui a traumatisé Jérôme Pineau.

« J’ai toujours une amertume envers ce personnage »

Présent dans les Grandes Gueules du Sport en 2024, l’ancien cycliste français avait évoqué le sentiment ambivalent qu’il entretenait à l’égard de Zinedine Zidane. « Il me reste toujours ça en travers, avec cet amour que j’ai pour Zidane, comme beaucoup de gens, ce dernier match où il prend tout pour lui. C’est là que j’ai toujours une amertume envers ce personnage, avait-il expliqué sur RMC. Cette image-là… Pour moi, dans sa tronche, quand il rentre dans cette finale, il se dit: ‘c’est mon match, quelle que soit l’issue c’est mon match’. Ça commence par la panenka, c’est chaud patate, il peut aussi se louper, c’est un génie, c’est légendaire, mais au final il a fait ça pour lui ».

« Je ne lui pardonnerai jamais, jamais »

« Je ne lui ai pas pardonné, assumait Jérôme Pineau. Absolument pas, jamais. Tout le reste quand tu me dis Zidane… J’ai eu la chance de le voir jouer en salle à Limoges j’étais comme un gosse alors que j’avais 35 ans. Pour moi, c’est quelqu’un à qui je ne veux même pas parler parce que c’est au-dessus, c’est un dieu pour moi. Mais sur ce match-là, je ne lui pardonnerai jamais, jamais. »

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