«Je ne pensais pas qu’il puisse faire ça» : Zidane perd son calme, c’est le choc
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Un nom incontournable du sport français : Zinedine Zidane. Champion du monde et d'Europe avec l'équipe de France, Zizou aurait pu un peu plus étoffer son palmarès s'il n'avait pas eu un coup de sang qui n'a pas fait les affaires de ses coéquipiers à l'époque. Un dérapage qu'une vieille connaissance n'avait pas vu venir.

Une idole du football français. Zinedine Zidane est entré dans le cœur des amoureux de l’équipe de France un 12 juillet 1998 avec un doublé de la tête contre le Brésil de Ronaldo (3-0). Huit ans plus tard, « Zizou » effectuait sa dernière danse en Allemagne dans le cadre de la Coupe du monde 2006. Une autre chance de rafler une deuxième étoile et de soigner sa sortie avant son départ à la retraite. Tout avait bien commencé avant une 110ème minute fatidique.

«Zizou ne peut pas finir sa carrière là-dessus»

Buteur contre l’Italie en finale de Coupe du monde le 9 juillet 2006 par le biais d’une panenka sur penalty, Zinedine Zidane, alors que la tension était à son comble, craquait après une provocation orale de Marco Materazzi sur sa sœur. De quoi lui faire voir rouge et d’asséner un coup de tête sur son torse. Résultat carton rouge à dix minutes de la fin des prolongations rt à la Coupe du monde, non sélectionné par Raymond Domenech, et n’a pas manqué de partageet de la séance de tirs au but contre la Squadra Azzurra (1-1 puis 3-5). Robert Pirès n’a pas pris par sa surprise près de 20 ans plus tard en interview avec Mouloud Achour pour Clique.

« Le moment du coup de tête, j’étais hyper surpris. Venant de lui, je ne pensais pas qu’il puisse faire ça. On subit beaucoup de pression sur le terrain. Attention, je ne le défends pas, ça c’est un geste qu’il ne faudrait d’ailleurs même plus montrer. J’étais en Espagne à Villarreal et c’est vrai que quand on a revu les images, on s’est dit : « ouh, Zizou ne peut pas finir sa carrière là-dessus ». Si j’ai eu le fin mot de l’histoire ? Non, aucune idée. C’est une histoire d’insultes. C’est ce qui se passe sur le terrain. Parfois tu acceptes et parfois tu n’acceptes pas. Les insultes font partie du jeu. Les insultes sont sur les mamans ».

«Les gens qui parlent ne savent pas ce qui se passe sur le terrain»

Le champion du monde 98 et d’Europe 2000 a cependant souhaité éclaircir un point précis à l’attention du grand public pas forcément initié aux grands rendez-vous de football : la sensation sur le terrain est très spéciale, engendrant ce genre de bavure de la part des acteurs. « Parfois, c’est hyper tendu et électrique avec certains joueurs parce que tu en as qui te cherchent, qui ne font que ça. Et en Angleterre, c’est que ça, tous les week-ends. Les gens disent qu’il faut se maîtriser, mais les gens qui parlent ne savent pas ce qui se passe sur le terrain. J’entends les journalistes dire qu’il n’a pas à faire ça, sauf que cette pression sur le terrain, cette tension du résultat, la pression du président parce qu’il faut que tu gagnes, des supporters aussi qui est énorme et ton rival qui ne veut qu’une chose, te déstabiliser et que tu dégoupilles ».

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