Au lendemain de la diffusion de « Le bus, les Bleus en grève », documentaire réalisé par Netflix sur le scandale de Knysna, Raymond Domenech a exprimé sa colère face au traitement dont il fait l’objet. L’ancien sélectionneur de l’équipe de France n’est pas le seul, puisque Vincent Duluc, journaliste pour L’Équipe et un des intervenants, l’a lui aussi critiqué.

Dans un communiqué publié ce jeudi sur ses réseaux sociaux, Raymond Domenech s’en est pris à Netflix après la diffusion de « Le bus, les Bleus en grève », documentaire revenant sur le scandale de Knysna lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Les joueurs de l’équipe de France avaient décidé de se mettre en grève après l’exclusion de leur coéquipier Nicolas Anelka, accusé d’avoir insulté son sélectionneur à la mi-temps du match face au Mexique (0-2).
« Si vous avez 1h21 à perdre, allez-vous promener, même sous la pluie »
Un documentaire au cours duquel intervient notamment Vincent Duluc, journaliste pour L’Équipe. Ce dernier raconte comment les journalistes du quotidien sportif ont appris l’altercation entre Raymond Domenech et Nicolas Anelka, lui qui avait également écrit un livre à ce sujet. Et visiblement, lui non plus n’a pas apprécié la manière dont Netflix a traité cette affaire. « Si vous avez 1h21 à perdre, allez-vous promener, même sous la pluie, ce sera toujours mieux que de voir le doc de Netflix sur Knysna », a-t-il déclaré dans un message publié sur X.
Domenech « meurtri et trahi » par le documentaire de Netflix
Raymond Domenech a été plus incisif, allant jusqu’à se dire « meurtri et trahi » par ce qu’il qualifie d’un « viol de mon âme. » La plateforme de streaming américaine n’a pas tardé à lui répondre. Auprès de l’AFP, Netflix a fait savoir que ce documentaire n’était ni un réquisitoire, ni une tribune et qu’il avait été réalisé dans une logique de confrontation de récits. L’ancien sélectionneur de l’équipe de France s’est également plaint de la diffusion de certains passages de son journal intime, dans lequel il a des commentaires désobligeants sur plusieurs de ses joueurs. La production a rappelé que c’est lui-même qui avait donné accès à ce document dans lequel il « balançait toutes ses émotions, toutes ses frustrations », a déclaré Yoan Zerbit, un des producteurs.