«C'est un viol de mon âme» : Le documentaire est à peine sorti, Raymond Domenech règle déjà ses comptes avec Netflix !
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Un mois avant le début de la Coupe du monde où l'équipe de France va se battre pour décrocher une troisième étoile, Netflix a mis en ligne son documentaire : Le bus, les Bleus en grève traitant du triste chapitre de l'histoire de la sélection tricolore à Knysna au Mondial 2010 en Afrique du sud. Sélectionneur des Bleus à l'époque, Raymond Domenech a accepté de participer au projet, mais a été tout bonnement trahi. Il raconte.

Depuis mercredi, le documentaire : Le bus, les Bleus en grève a été mis en ligne par Netflix. La plateforme de streaming a donné la parole à plusieurs acteurs du fiasco de Knysna pour l'équipe de France lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du sud. Forcément, rien qu'au titre du documentaire, on devine que le sujet central de ce projet audiovisuel est la grève de l'entraînement en réponse à l'expulsion de Nicolas Anelka ordonnée par la Fédération française de football après ses propos déformés à la mi-temps de France - Mexique (0-2).

«Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne»

Les Bleus avaient décidé en signe de protestation de ne pas s'entraîner en restant dans le bus. Une grève qui avait fait beaucoup parler et qui a été évoquée dans le documentaire Netflix par Raymond Domenech, sélectionneur de l'équipe, qui a néanmoins été « trahi » par les équipes de production comme attesté dans son communiqué publié sur Instagram. « 16 ans après, cela devait être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue, où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde ».

«La production de ce film, qui a changé deux fois en deux ans, n'a pas tenu ses engagements et a trahi ma confiance»

« Je n'ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J'ai depuis longtemps abandonné l'aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenu une poubelle haineuse. La production de ce film, qui a changé deux fois en deux ans, n'a pas tenu ses engagements et a trahi ma confiance. (...) Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. un vol de mes émotions d'un moment ». a conclu Raymond Domenech chez qui la pilule n'est pas du tout passée...

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