Alors qu'il poursuit sa préparation pour le Tour de France avec une reconnaissance des étapes dans les Pyrénées après un long stage en Sierra Nevada, Paul Seixas n'a pas manqué l'occasion d'adresser un petit message à l'intention de Tadej Pogacar, comme le Slovène a l'habitude d'en envoyer à ses rivaux, histoire de montrer que la guerre psychologique ne lui fait pas peur.

Depuis qu'il s'est installé au sommet du cyclisme mondial, Tadej Pogacar a pris l'habitude de jouer psychologiquement avec ses rivaux pour mieux les matraquer mentalement et les installer de facto dans une situation d'infériorité avant le départ de la course. Par moment, le leader slovène sait pour cela utiliser les réseaux sociaux, et notamment Strava, celui des sportifs amateurs ou pros étalant leurs données de performance en course ou à l'entraînement. Avant certaines échéances, lorsqu'il sent poindre une rivalité, Pogacar s'arrange parfois pour battre un temps record d'un secteur particulier, comme pour montrer à tout le monde qu'il va encore tout écraser.
Seixas va sur le terrain de Pogacar...
A l'aune de ce contexte précis, il est intéressant de noter que, comme l'ont notamment relayé cyclismactu.net et cyclinguptodate.com, Paul Seixas, qui poursuit actuellement sa préparation pour le Tour de France en reconnaissant les étapes pyrénéennes, a explosé deux temps record de Strava sur le Tourmalet, qu'il a escaladé par les deux versants, deux records détenus par Lenny Martinez depuis le Tour de France de l'an dernier, alors qu'il était au maximum de son effort pour défendre son maillot à poids.
Une manière d'affirmer à Pogacar qu'il ne part pas sur le Tour pour accepter sa domination
Si on ne peut affirmer avec certitude que le Français l'a voulu ou s'il s'agit uniquement du résultat d'un entraînement effectué à haute intensité, la conséquence, elle, reste la même. De facto, Paul Seixas envoie un message à Pogacar en allant sur son terrain : non seulement, il démontre qu'il est toujours en excellente condition, mais il affirme au passage qu'il est déterminé à en découdre avec le Slovène et qu'il n'abordera pas la course dans l'idée d'accepter le principe de sa domination.