Si Tadej Pogacar a terminé pour la deuxième fois Paris-Roubaix à la deuxième place, elle n'a rien à avoir avec celle obtenue l'an dernier face à Mathieu Van der Poel. En 2025, le champion slovène avait été distancé à cause d'une chute. Cette saison, il a été battu par plus fort que lui au sprint sur le vélodrome de Roubaix. Est-ce un premier signe de faiblesse envoyé par le Slovène ?

Intouchable sur quasiment tous les terrains, Tadej Pogacar a subi un deuxième échec consécutif sur Paris-Roubaix, qu'il n'est pas encore parvenu à gagner. Deuxième l'an dernier derrière Mathieu Van der Poel, le champion slovène a de nouveau terminé à la deuxième place dimanche dernier, derrière Wout Van Aert. Mais à la différence de la saison dernière, où il avait perdu à cause d'une chute et pas à la pédale, le double champion du monde a cette fois été dominé à la régulière au sprint par Wout Van Aert, qui est apparu avec plus de force et de fraîcheur sur le Vélodrome.
« Cette défaite peut-elle encourager les adversaires de Pogacar ? Non »
A l'arrivée, Tadej Pogacar est arrivé vraiment épuisé, comme rarement il l'a montré, donnant l'impression d'avoir été essoré par les efforts. Dans le final, déjà, on ne sentait pas le Slovène en mesure de décramponner Wout Van Aert, malgré quelques tentatives. Pour la première fois depuis de très longues années, sachant qu'il avait à la perfection masqué son mal au genou lors de la troisième semaine du Tour en 2025, Tadej Pogacar a affiché un réel épuisement à l'arrivée. Aurait-il envoyé malgré lui un message de faiblesses à ses principaux concurrents ?
« C'est l'une des erreurs capitales qui ont coûté ce Paris-Roubaix à Pogacar »
A l'occasion d'une intervention sur Eurosport, l'ancien coureur Jens Voigt, devenu consultant, a fermement repoussé cette hypothèse, déclarant dans des propos relayés par cylinguptodate.com : « Cette défaite peut-elle encourager les adversaires de Pogacar ? Non. Pogacar reste Pogacar ». Pour Voigt, si Pogacar a perdu face à Van Aert, c'est surtout qu'il a perdu un temps considérable sur ses crevaisons, notamment la première : « J'étais d'abord sans voix de voir qu'aucun de ses coéquipiers n'avait de vélo adapté autour de lui. C'est tout de même l'un des héros du cyclisme moderne, un investissement énorme pour son équipe et le leader incontesté. C'est l'une des erreurs capitales qui ont coûté ce Paris-Roubaix à Pogacar. Avec un changement de vélo rapide, il aurait pu reprendre la tête immédiatement ».