Si ces deux deuxième places d'affilée sur Paris-Roubaix, l'an dernier derrière Mathieu Van der Poel, cette année en étant battu au sprint sur le Vélodrome de Roubaix par Wout Van Aert, pourraient laisser penser que Tadej Pogacar n'est pas loin de pouvoir remporter l'Enfer du nord, le dernier monument qui lui manque, la réalité pourrait être légèrement plus complexe. Explication...

En terminant deuxième de Paris-Roubaix pour la deuxième année consécutive, cette fois battu au sprint sur le Vélodrome de Roubaix par Wout Van Aert, Tadej Pogacar apparait proche de la victoire dans l'Enfer du Nord, le dernier Monument qui manque encore à son palmarès, celui après lequel il court désormais.
« Mathieu Van der Poel a été impressionnant, il était de loin le meilleur coureur de la course »
Pourtant, la réalité pourrait s'avérer plus complexe. En effet, si Pogacar est passé près de la victoire cette saison, c'est aussi, et surtout, parce que Mathieu Van der Poel, qui restait sur trois victoires consécutives à Roubaix, a été mis hors du coup suite à un long arrêt lors de la traversée d'Arenberg du fait d'une crevaison, qui l'a fait ressortir de la tranchée avec deux minutes de retard. Au terme d'une chasse formidable de 80 kilomètres, Van der Poel est même revenu à vingt secondes du duo Pogacar-Van Aert.
« Il n’a pas gagné, mais il a réalisé son meilleur temps à Roubaix »
Comme l'a analysé l'ancien grand spécialiste de Roubaix Tom Boonen, quatre fois victorieux, le champion hollandais était tout simplement le plus fort dimanche dernier, et il aurait sans doute levé les bras à Roubaix sans cet incident. Boonen a ainsi analysé pour le podcast Wielerclub Wattage, comme relayé par cyclinguptodate.com : « Mathieu Van der Poel a été impressionnant. Il était de loin le meilleur coureur de la course. Il n’a pas gagné, mais il a réalisé son meilleur temps à Roubaix. Après, évidemment, c’est le vainqueur qui a le dernier mot ». Tant que Van der Poel restera à ce niveau, la tâche sera difficile pour Pogacar, car le Hollandais ne perdra pas tous les ans deux minutes sur une crevaison...