Gravement blessé au genou droit en mars 2025, Antoine Dupont a fait son retour à la compétition en novembre dernier, après presque neuf mois d’absence. Ses premières prestations ont rassuré la plupart des observateurs, mais le demi de mêlée de 29 ans a ensuite connu une période moins bien, surtout lors des deux dernières journées du 6 Nations 2026 et une défaite face à l’Ecosse (50-40)... considéré comme l’un des pires matchs de sa carrière.

Il nous avait habitué a des choses tellement exceptionnelles, que maintenant le moindre match correct semble être une catastrophe. Rarement Antoine Dupont n'a autant été pointé du doigt et il semble clairement ressentir un contrecoup, après un retour en fanfare de sa blessure au genou. On l’a notamment vu avec le XV de France, lors du dernier Tournoi des 6 Nations.
Quand Ben White a chambré Dupont
Après trois premiers matchs de haut niveau, le capitaine tricolore a en effet vécu une fin de compétition plus compliquée. C’est notamment le cas lors de l’avant-dernière journée, puisque sa prestation contre l’Ecosse a été qualifiée de l’une des pires de sa carrière. Mais lors de ce match, Antoine Dupont semble surtout avoir été parfaitement géré par son vis-à-vis Ben White, tant sur le plan tactique que sur le plan mental. En effet, on se souvient tous de l’énorme chambrage de l’Ecossais, qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque et qui avait également donné lieu à un petit échange un peu tendu entre les deux après le coup de sifflet final.

« Certains y ont vu un manque de respect, voire une forme d’arrogance, mais... »
Finalement, n’est-ce pourtant pas cela le meilleur moyen de faire sortir Antoine Dupont de son match ? « Sur les réseaux sociaux et dans les débats d’après-match, certains y ont vu un manque de respect, voire une forme d’arrogance peu conforme à l’image policée que le rugby aime parfois cultiver » peut-on lire sur Rugbyrama. « Mais que faisait réellement Ben White, sinon appliquer l’une des plus vieilles recettes du rugby, soit tenter d’entrer dans la tête de l’adversaire ? Face à lui se trouvait Dupont, souvent présenté comme le meilleur joueur du monde, moteur du jeu français et influence majeure sur le rythme d’un match. Dans ces conditions, chercher à perturber son calme, à grignoter quelques fragments de sa concentration, relevait moins de la provocation gratuite que d’une stratégie classique du duel entre demis de mêlée ». De quoi donner des idées à ses futurs adversaires ?