Mercato - OM : « Labrune a montré qui était le patron sur le marché français »
La rédaction

Dans les colonnes de France Football, Yvan Le Mée, agent de joueurs, s’est exprimé sur la politique de recrutement de l’OM.

Le passage de Morientes sous la direction de Didier Deschamps n’a pas laissé un souvenir impérissable. Cette période est désormais loin lorsque l’on regarde le recrutement olympien lors du dernier mercato estival : « Avant, à l'OM, dès que tu avais un peu d'argent tu prenais un mec de trente ans cramé, style Morientes. Le club a compris qu'il avait intérêt à se projeter sur la valorisation de ses joueurs : tu recrutes pas trop cher un espoir, tu le fais grandir et tu projettes là où tu peux le mettre deux, trois ans plus tard, et à quel prix. C'est ce que font d'autres grands clubs européens », a confié Yvan Le Mée.

PORTO, LE MEILLEUR EXEMPLE

Agent de Mario Lemina notamment, Yvan Le Mée est assez proche de Vincent Labrune. Il n’hésite donc pas à prendre les meilleurs exemples pour évoquer la politique actuelle de l’OM : « Je parle souvent à Vincent (Labrune) de Porto, d'Udinese, de Benfica. Ils travaillent sur des cycles longs, prennent les joueurs tôt pour les faire travailler. Résultat, ils ont beaucoup de joueurs sous contrat et ne laissent jamais partir un gars s'ils n'ont pas son remplaçant. À l'Udinese, par exemple, ils ont quatre joueurs pour un poste. Mais c'est un travail d'une vingtaine d'années ! Franchement, au bout de deux ans, Marseille s'en tire vraiment bien, car personne n'avait jamais fait ça, ici, avant. L'OM a choisi une politique en fonction de ses moyens et il s'y tient. C'est bien vu. »

LA PATRON, C’EST LABRUNE ?

Selon Yvan le Mée, l’OM a frappé fort en axant son recrutement sur des jeunes joueurs français talentueux : « Labrune a montré qui était le patron sur le marché français, il a prouvé que s'il voulait vraiment un joueur, il l'avait. »

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