Le PSG a connu de belles histoires avec des joueurs qui ont réussi à gagner le coeur des supporters au fil des années, mais d'autres cas ont été bien plus compliqués à gérer pour les dirigeants du club de la capitale. Et ce fut notamment le cas avec l'un des titis formés au PSG et qui s'était séparé en très mauvais termes avec sa direction...
Le PSG disposant de moyens financiers bien plus conséquents depuis le rachat du club par le Qatar en 2011, il est bien plus difficile aujourd'hui pour ceux que l'on surnomme les "titis" (joueurs issus du centre de formation du club parisien) de percer en équipe première. Certains ont pourtant réussi cette prouesse ces quinze dernières années, et ce fut notamment le cas d'Adrien Rabiot qui a même été l'un des éléments les plus prometteurs du PSG entre 2012 et 2018. Mais les choses se sont ensuite compliquées pour le milieu de terrain qui, en refusant de prolonger son contrat qui courait jusqu'en juin 2019, a donc été sanctionné et mis de côté par la direction du PSG lors de sa dernière saison au Parc des Princes...
« Adrien est prisonnier. Il est même otage du PSG »
Ce feuilleton Rabiot avait fait couler beaucoup d'encre, et dans une interview accordée à L'EQUIPE en mars 2019, sa mère Véronique avait poussé un gros coup de gueule en clashant le PSG : « Ce n'est pas qu'une impression. Adrien est prisonnier. Il est même otage du PSG. Bientôt c'est au pain sec, à l'eau et au cachot ! Ce milieu est cruel... Un footballeur est fait pour jouer, pas pour rester au placard. Adrien ne joue plus depuis décembre, et probablement jusqu'en juin. Ramené à une carrière professionnelle, six mois c'est énorme ! On le prend en otage parce qu'il ne veut pas re-signer, alors qu'il ne fait que respecter son contrat. Adrien ne demande que ça : respecter son contrat (…) Cette histoire est une succession de directeurs sportifs au PSG, de discours différents. Si vous voulez, je vous écris un livre... Et Henrique est arrivé. Il a déjà dit qu'il voulait recruter un numéro 6. Il ne l'a jamais fait. Et il a dit d'autres choses. (Elle souffle profondément.) Quand Henrique débarque, jeudi dernier, dans le vestiaire du Camp des Loges en disant à Adrien qu'il manque de respect à l'équipe... Moi, j'ai une autre vision. Que c'est lui qui a manqué de respect à l'équipe. Parce qu'il n'a pas fait ce qu'il avait dit et le recrutement nécessaire. Il n'a pas fait ce qu'il avait dit non plus pour qu'Adrien puisse jouer à son poste », expliquait la mère d'Adrien Rabiot sur le traitement subi par son fils lors de sa dernière année au PSG.

La séparation s'est mal passée
« Adrien demande du respect. Il faut se mettre dans la peau d'un footballeur. Il a envie d'aller jouer ailleurs, et à son poste. Adrien veut que son contrat soit respecté comme il a respecté, pendant ses sept saisons professionnelles, le maillot parisien sur le terrain. On ne peut pas dire qu'il n'a pas défendu son club. Il a gagné de nombreux titres. Il a vingt-trois ans, commencé à dix-sept ans chez les pros. Il a fait plus que "rembourser" ses deux ans de formation au PSG. En plus, quand il était au centre, il a tout le temps vécu chez nous. Il était externe. Mais les dirigeants actuels du PSG ne supportent pas tout ça. Adrien n'est pas hors la loi. Au contraire, il veut qu'on la respecte ! On est bien dans un État de droit. Le foot n'est pas au-dessus des lois en France ? Et personne ne s'offusque de ça. On est dans l'arbitraire d'un club qui veut faire ce qu'il veut de son joueur, de son salarié », avait par ailleurs lâché Véronique Rabiot, remontée contre le PSG. Et ce clash s'était donc conclu par une séparation houleuse à l'issue de cette saison 2018-2019, quand Rabiot partait libre en direction de la Juventus Turin.