Le Paris Saint-Germain s'est enfin assis sur le toit de l'Europe. Ce fut une obsession dès les débuts du projet QSI en 2011 avec le souhait assumé du président Nasser Al-Khelaïfi d'être rapidement sacré champion d'Europe. Il aura fallu attendre le 31 mai 2025 pour que ce plan de route aboutisse. Et au départ, les détracteurs étaient en nombre.

A la fin de la saison 2010/2011, trois ans après avoir évité de peu la relégation en Ligue 2, le PSG passait sous pavillon qatarien. Nasser Al-Khelaïfi était nommé président du PSG par la famille royale du Qatar, nouveau propriétaire du club de la capitale. Un patron sans véritable expérience du métier avait la lourde tâche de monter un projet colossal auquel peu de personnes croyaient. 15 ans plus tard, après une Ligue des champions remportée, une Supercoupe d'Europe et une Coupe intercontinentale, Al-Khelaïfi s'est confié sur la mise en place délicate du projet QSI.
«Beaucoup de gens ne voulaient pas que nous réussissions, pour être honnête»
« Quand nous sommes arrivés, tout le monde a douté de nous. Beaucoup de gens ne voulaient pas que nous réussissions, pour être honnête. Quand on a investi dans le Paris Saint-Germain, on s’est dit d’accord : c’est le seul club de Paris. Avec plus de 10 millions de personnes dans la ville, un club qui a remporté deux fois le championnat de France. Alors nous avons pensé, comment pouvons-nous être compétitifs contre les grands clubs ? En quoi cela serait-il différent ? », a dans un premier temps confié Nasser Al-Khelaïfi à The Forum, évènement organisé par l'Atletico de Madrid et Apollo Sports Capital au Metropolitano jeudi.

«Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, mais nous le faisons différemment»
Le discours du patron du PSG a été relayé par RMC Sport. Il est toujours habité d'une idéologie précise au vu de l'endroit où il opère : la Ville Lumière. « Je ne veux pas être juste un club de football normal. Paris, c’est la mode, l’une des meilleures villes du monde. Vous avez l’histoire, les musées, vous avez tout là-bas. Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, mais nous le faisons différemment ».