PSG - La décision de l’émir du Qatar qui avait surpris tout le monde : «Il paye mon contrat et je m’en vais»
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

Le PSG a connu de nombreux changements au moment du rachat du club par les investisseurs qataris à l’été 2011, et les moyens financiers à disposition ont bouleversé l’équilibre du vestiaire. À commencer par un homme au rôle central au PSG qui avait initialement fait l’objet d’une décision inattendue de la part de l’émir du Qatar…

C’est un fait, le PSG a complètement changé de visage à partir de l'été 2011, lorsque le club de la capitale a été racheté par le Qatar. Des joueurs de renom ont tout de suite été recrutés pour faire avancer le projet (Pastore, Ménez, Matuidi, Sirigu...), mais contre toute attente, l'émir du Qatar avait décidé de maintenir sa confiance envers l'entraîneur qui était déjà en place depuis 2009 sur le banc du PSG : Antoine Kombouaré. Une confiance qui aura néanmoins été ébranlée au bout de six mois seulement, puisque le coach parisien avait été limogé en janvier 2012 pour être remplacé par Carlo Ancelotti.

« Je ne devais pas être là au début »

Invité de l'After Foot sur RMC Sport mercredi soir, Antoine Kombouaré a livré les coulisses du rachat du PSG et évoque notamment la décision inattendue prise par l'émir du Qatar de le maintenir en place en 2011 : « Déjà je ne devais pas être là au début. Quand le Qatar rachète le PSG, moi je comprends tout de suite que Robin Leproux s'en va et moi l’entraîneur je ne suis plus là. J’ai été surpris. Pourtant je continue. Pour tout vous raconter, Robin Leproux me dit : « Il y a l’émir qui veut te voir ». Je dis : « Il n'a pas besoin de me voir. Il y a mon contrat, il me paye mon contrat et puis je m’en vais ». Je suis allé à Doha, j’ai pris l’avion. Il m’a dit : « Coach, on vous veut comme entraîneur ». Donc je suis parti dans l’aventure avec les difficultés, on a une douzaine qui arrive, il faut construire l’équipe et puis il faut bien jouer », indique Kombouaré, avant de raconter son éviction soudaine six plus mois tard.

« J'ai failli lui arracher la tête »

« On a réussi à faire ça tant bien que mal en arrivant à la trêve en étant premiers. Et là j'apprends que c'est fini. J'ai pris un coup sur la tête. Je sentais que c'était la fin car je vivais avec Leonardo qui me la faisait à l'envers (…) Si je lui en veux encore aujourd’hui ? Pas du tout. Deux ans après, je l'ai recroisé et il est venu s'excuser. J'étais déjà passé à autre chose. Sur le coup, j'ai failli lui arracher la tête mais une fois que c'est fini, on passe à autre chose », poursuit l'ancien entraîneur du PSG.

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