Au cours de son histoire, le PSG a vu passer et défiler de grands joueurs, et ce bien avant l’arrivée de QSI à la tête du club. Dans les années 90, un offensif aura notamment marqué les esprits des supporters, bien que ce dernier concède que ses débuts ont été très compliqués en raison des attentes à son égard. Explications.

En 2011, le PSG a totalement changé de dimension avec l’arrivée de QSI à la tête du club. Mais avant cela, Paris aura connu son heure de gloire dans les années 1990 avec la présidence de Michel Denisot notamment. En 1993, le club de la capitale obtient la signature de Rai, qui au bout de cinq ans à Paris, aura gagné le cœur des supporters. Pour l’Equipe, l’ancienne gloire du PSG est revenue sur des débuts compliqués dans la capitale.
« On attendait le meilleur joueur du monde. Or dans ma tête je n'étais pas frais »
« Ça a rendu l'histoire encore plus forte, confie ainsi Rai au moment d’évoquer la communion avec les supporters au moment de son départ. Parce qu'au départ on a eu un drame (rires). Quand je suis arrivé, j'ai fait deux super matches. Mais je sortais de deux ou trois ans sans vacances, d'une série de matches internationaux qui avait duré deux mois. J'étais fatigué dans mon corps, dans ma tête. Je n'étais pas prêt à me confronter à une telle attente. Pour le public, j'étais le joueur qui avait battu Barcelone avec Sao Paulo (en 1992, lors de la finale de la Coupe intercontinentale, l'actuelle Coupe du monde des clubs), on attendait le meilleur joueur du monde. Or dans ma tête je n'étais pas frais. »

« Si c'était aujourd'hui je prendrais un mois de repos »
« J'étais aveuglé par l'émotion d'arriver. Je ne me rendais pas compte. Ce n'était pas comme aujourd'hui, où la science permet de voir quand le corps est en forme ou pas. Je me rappelle qu'Artur Jorge (entraîneur du PSG entre 1991 et 1994) m'avait demandé si je voulais me reposer. Il ne m'a pas fait sortir de l'équipe pour me faire reposer parce qu'il y avait la Coupe du monde juste après. J'étais capitaine de la sélection nationale, il s'est dit : si je le fais sortir, les gens au Brésil vont commenter, se demander ce qu'il se passe. Je suis sûr que si c'était aujourd'hui je prendrais un mois de repos, j'attaquerais doucement, pour revenir plus fort », conclut le Brésilien.