Les changements d’entraîneur ne sont pas toujours bénéfiques pour tout le monde, et cet ancien joueur du PSG est bien placé pour en parler. Cadre de la formation parisienne durant plusieurs années, il avait fini par être mis à l’écart après l’arrivée d’un nouveau technicien, désireux d’apporter du changement dans le groupe. Ce qu’il n’a toujours pas digéré…

Très apprécié des supporters du PSG pour son passage comme joueur puis entraîneur, Luis Fernandez s’est également mis à dos plusieurs personnes durant ses années dans la capitale. Il y a bien évidemment Ronaldinho, avec qui la relation s’est tendue au fil du temps, mais également Éric Rabesandratana, qui a subi de plein fouet le retour de Fernandez à la tête du club en décembre 2000. Interrogé il y a deux ans par CulturePSG, celui qui officie désormais comme consultant sur France Bleu avait réglé ses comptes avec son ancien entraîneur.
« J'aurais aimé comprendre ses choix »
« Je n'oublie pas ce qui s'est passé et le traitement qu'il m'a réservé. Quand Luis Fernandez arrive, du jour au lendemain, il me fout au placard et me rend responsable de je ne sais quoi... Il était incapable de me donner une raison valable pour justifier le fait de m'enlever de l'équipe et de me mettre sur le banc, avait raconté Rabesandratana en avril 2024. Je suis allé le voir trois fois pour lui demander des explications, en lui lançant « Dis-moi, ce que je dois travailler pour améliorer mon jeu et pour jouer » et je n'ai jamais obtenu de réponse de sa part. Donc ça a été une énorme frustration pour moi, car j'aurais aimé comprendre ses choix. Il m'a quand même fait jouer par moments, mais il n'y avait aucune cohérence, alors que moi, j'avais besoin d'avoir les idées claires et de savoir où j'allais. D'un coup, il me remettait titulaire sur un ou deux matches, mais ça n'avait aucun sens. »

« Ça été pour moi très compliqué à vivre »
Pour Éric Rabesandratana, ses bonnes relations avec le prédécesseur de Luis Fernandez sont la cause de ce malaise. « Philippe Bergeroo m'avait mis capitaine, car il savait que j'étais droit dans mes bottes. Dans l'attitude, on ne pouvait rien me reprocher. Et quand Luis Fernandez est arrivé, je pense qu'il a voulu me faire payer le fait d'être un des hommes de confiance de Bergeroo. Pour mieux s'imposer, estime-t-il vingt ans plus tard, pour CulturePSG. C'est dans ce genre de situation que c'est vraiment dur pour un footballeur. Car tu n'as aucun pouvoir sur ces décisions-là et tu ne peux pas inverser la tendance. Alors que tu as besoin de te fixer des objectifs et d'avoir des retours de l'entraîneur pour avancer. Donc ça été pour moi très compliqué à vivre. »