Avant d'arriver sur le banc du PSG où il a démontré son caractère, Luis Enrique s'était fait une solide réputation en Espagne. Ancien joueur du Celta de Vigo, Augusto Fernández raconte d'ailleurs une anecdote révélant qu'il a failli partir au clash avec celui qui était alors son coach depuis quelques semaines.
Les méthodes de Luis Enrique sont parfois déconcertantes. Le technicien espagnol a d'ailleurs mis du temps à convaincre au PSG, avant de mettre tout le monde d'accord au terme d'une saison 2025 exceptionnelle. Mais ce fut également le cas par le passé dans ses anciens clubs. Ainsi, le milieu de terrain argentin Augusto Fernández raconte qu'au Celta de Vigo les joueurs n'ont pas tout de suite compris ce qu'il attendait ce qui lui a valu une discussions musclée.
Ca chauffe avec Luis Enrique
« J'ai dû me réinventer avec l'arrivée de Luis Enrique. Au lieu de m'utiliser comme ailier, il a commencé à me faire jouer comme milieu. Nous avons mal commencé, mais je me souviens qu'au niveau méthodologique, de la compréhension pure et simple du jeu, du savoir-faire, du comment et du pourquoi, j'ai commencé à beaucoup mieux m'exprimer avec Luis Enrique. Ça a été très dur. Pour une équipe qui vient de se sauver, c'est compliqué. Nous avons très mal commencé et je voyais que nous ne comprenions pas, que tout était forcé », confie-t-il au micro de Offsiders, avant de poursuivre.
«Un jour, je l'ai pris à part et je lui ai dit que nous ne comprenions rien»
« Un jour, je l'ai pris à part et je lui ai dit que nous ne comprenions rien. Je suis allé voir Luis et je lui ai dit : "Mister, nous ne comprenons pas. J'ai l'impression que nous réfléchissons à ce que nous devons faire sur le terrain et que nous sommes à nouveau en train de descendre... Je prends le ballon et je pense au mouvement que fait l'autre et à ce que je dois faire à partir de là". Je lui ai dit qu'il nous robotisait, que nous n'étions pas des ordinateurs. Il m'a répondu que c'était son problème. Il ne s'en souvient sûrement même pas. Il m'a dit de garder la tête froide, de maintenir la concentration dans le vestiaire et qu'à un moment donné, nous allions finir par nous y habituer. À partir de là, nous allions cesser d'y penser et nous améliorer considérablement en tant qu'équipe. Il m'a convaincu et cela s'est produit », ajoute Augusto Fernández.