Arrivé à l’OM en 1986, Jean-Papin aura porté le maillot phocéen jusqu’en 1992. Ayant disputé 275 matchs à Marseille, celui qui évoluait au poste d’attaquant a marqué à 182 reprises. Un bilan plus qu’excellent mais voilà que les débuts à l’OM n’ont pas été simples pour Papin. Les supporters marseillais ont même été jusqu’à se moquer de lui et ça n’a visiblement pas été simple à vivre.

Recruté en 1986, Jean-Pierre Papin débarquait alors à l’OM en provenance de Belgique et du club de Bruges. Le Ballon d’Or 1991 a alors dû s’adapter à un nouvel environnement et contrairement à ce qu’il pensait, ça n’a pas été simple. En effet, dans un entretien accordé au Monde, JPP a confié : « A Marseille, les gens connaissent le foot, ils savent porter un jugement sur des joueurs. Ils ne vous reprocheront jamais de mouiller le maillot, et ils vous aduleront si vous marquez des buts. Il m’a fallu une saison entière pour bien le comprendre. En arrivant de l’étranger – Bruges avait été mon second club pro –, je pensais que ça allait le faire, sans beaucoup travailler. Et ça ne l’a fait… qu’à moitié ».
« D’avoir autant loupé m’a valu d’être moqué par les tribunes »
La première année à l’OM a donc été difficile pour Jean-Pierre Papin, qui avait alors été la cible des moqueries des fans olympiens. Et à ce propos, l’ancien Marseillais a fait savoir : « J’ai certes marqué 13 buts au cours de la première saison, mais sur un ratio de 45 occasions. D’avoir autant loupé m’a valu d’être moqué par les tribunes qui scandaient : « JPP – J’en Peux Plus ». Je l’ai très mal vécu ».
« Cela m’a permis de devenir un vrai tueur »
Ne voulant pas revivre cela pour sa deuxième saison à l’OM, Jean-Pierre Papin s’est alors mis sérieusement au travail. « La saison suivante, j’ai prolongé l’entraînement de quarante minutes avec, à ma disposition, deux centreurs et un gardien de but. Je faisais 200 reprises de volée à chaque séance. J’ai dû en frapper 1,2 million durant toutes ces années. Cela m’a permis de devenir un vrai tueur », a révélé JPP, qui a su inverser la tendance après des débuts délicats à l’OM.