Zinedine Zidane aurait dû débarquer plus tôt en équipe de France : Didier Deschamps l'a échappé belle, quand son départ était annoncé par un journaliste !
Benjamin Labrousse -
Rédacteur
Malgré un double cursus Espagnol/Communication, j’ai décidé de prendre en main mes rêves en me dirigeant vers le journalisme. Diplômé d’un master en journalisme de sport, je couvre l’actualité sportive et footballistique avec toujours autant d’admiration pour les période de mercato, où un club se doit de faire des choix cruciaux pour la saison prochaine.

Le 28 juillet dernier, Zinédine Zidane a officiellement succédé à Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Ayant décidé de quitter son poste après quatorze ans de bons et loyaux services, le coach de 57 ans a-t-il disputé la « compétition de trop » avec la Coupe du Monde 2026 ? Pour le journaliste de l’Equipe Vincent Duluc, Deschamps aurait pu passer le flambeau à Zidane dès la fin de l’Euro 2024. Explications.

Il y a quelques semaines, Zinédine Zidane a débarqué en équipe de France. L’ancien numéro 10 de légende a pris la succession de Didier Deschamps qui était à la tête des Bleus depuis 2012. Le coach de 57 ans a décidé de se retirer à l’issue d’une Coupe du Monde 2026 dans laquelle son équipe a échoué en demi-finale face à l’Espagne, deux ans après avoir été éliminée par cette même « Roja » durant l’Euro 2024. A l’époque déjà, certaines voix militaient pour une transition en sélection, avec un passage de flambeau auprès de Zinédine Zidane. Journaliste pour l’Equipe, Vincent Duluc avait notamment écrit quelques lignes concernant un départ de Deschamps dès la fin de l’Euro.

Vincent Duluc avait remis en cause Deschamps dès 2024

« Parce que le jeu offensif des Bleus n'avait jamais été aussi pauvre, dans une phase finale, depuis 2010. Parce que l'envie d'autre chose est au moins aussi forte que l'envie de faire mieux. Parce que l'alternative s'appelle Zinédine Zidane et qu'il est difficile de se résoudre à ce qu'il ne soit jamais sélectionneur, ou trop tard, au prétexte que la France est en demi-finales de l'Euro. Parce qu'il faut considérer l'usure et le sentiment de confiscation après douze ans de mandat, bientôt quatorze. Parce que l'abri du résultat ne peut pas être éternel dans une équipe dominante, il faut débattre de l'avenir de Didier Deschamps, le meilleur sélectionneur de l'histoire de l'équipe de France », avait ainsi écrit Vincent Duluc à la suite de cette défaite et une compétition très frustrante pour les Bleus.

« La façon qu'il a d'étirer son mandat sans se fixer de limites »

Surtout, le journaliste avait notamment dénoncé la facilité avec laquelle Didier Deschamps pouvait être conforté dans ses fonctions, étirant inlassablement ses mandats en tant que sélectionneur de l’équipe de France. « Il est naturel de se pencher sur le bilan de Didier Deschamps dans cet Euro bancal, pour des raisons équitablement liées à ses choix et aux impondérables, sur la façon qu'il a d'étirer son mandat sans se fixer de limites, et sur l'élan que susciteraient une autre vision et un autre sélectionneur. C'est un débat indispensable dans une grande nation de football, qui s'apprête à conserver le même sélectionneur pendant quatorze ans : Deschamps a été conforté, mercredi, par le président de la FFF, Philippe Diallo, vainqueur d'un concours de circonstances mais allié objectif avant les élections de décembre », avait enchaîné Vincent Duluc, alors qu’il y a deux ans déjà, l’alternative la plus crédible à Didier Deschamps se nommait bien évidemment Zinédine Zidane.

« Le cœur du débat s'appelle Zinédine Zidane »

« Le sélectionneur est fondé à estimer qu'il mérite de continuer après avoir atteint l'objectif qui lui avait été fixé. Mais s'il le mérite tous les deux ans, par-delà le débat sur le jeu qu'il faut prendre avec des pincettes, vu le niveau général de l'Euro et de la Copa America, est-ce que l'équipe de France doit conserver le même sélectionneur pendant vingt ans ? Soyons honnêtes, le cœur du débat s'appelle Zinédine Zidane. Aucune autre alternative n'a de nom. S'il n'était pas là, on poserait à peine ces trois questions importantes : est-ce que l'on peut échouer avec un réservoir pareil ? Est-ce que l'on peut jouer autrement ? Faut-il remplacer un sélectionneur qui réussit ? C'est un débat, voilà », concluait-il.

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