Grand nom du football français, Jean-Pierre Papin a notamment porté le maillot de l’OM entre 1986 et 1992. Avec le club phocéen, l’attaquant a remporté 4 titres de champion de France ainsi qu’une Coupe de France en 1989. C’est d’ailleurs lors de ce sacre qu’on a pu assister à une scène inattendue. Alors qu’on a vu Papin faire la bise à François Mitterrand, alors président de la République, lors de la remise du trophée, l’ancien Marseillais a raconté comment il avait réussi son coup.

Vainqueur à 10 reprises de la Coupe de France, l’OM n’a toutefois plus remporté cette compétition depuis 1989. Cette année-là, on pouvait notamment retrouver un certain Jean-Pierre Papin dans les rangs olympiens. Et voilà qu’au moment de récupérer le trophée et de saluer le président de la République de l’époque, à savoir François Mitterrand, JPP s’est fait remarquer. On avait alors assisté à une scène incroyable où Papin avait fait la bise au chef de l’Etat.
« Si on gagne, j’embrasse le président sur le front ! »
A l’occasion d’un entretien accordé au Monde, Jean-Pierre Papin a raconté les coulisses de ce moment. C’est ainsi que l’ancien attaquant de l’OM a confié : « Nous venions d’être sacrés champions de France, et Tapie avait haussé le ton : « Interdit de s’endormir sur vos lauriers, les gars ! On a encore la Coupe de France à gagner. » Nous étions réunis au Maracana, le restaurant du Stade-Vélodrome. Dans l’euphorie, j’avais alors levé un toast en lançant un pari à la con : « Si on gagne, j’embrasse le président sur le front ! ». En recevant la coupe des mains de ce monument qu’était François Mitterrand, plutôt que de m’exécuter, je lui demande alors, très respectueusement, si je peux l’embrasser. « Mais bien sûr », me répond-il. Incroyable ! ».
« Bref, j’ai embrassé deux fois un président de la République »
Et voilà que l’histoire entre Jean-Pierre Papin et François Mitterrand ne s’est pas arrêtée là. En effet, l’ancien de l’OM a ensuite ajouté : « Deux ans plus tard, nouvelle finale de Coupe de France, contre Monaco encore, mais perdue cette fois-ci (0-1). Je m’approche du chef de l’Etat pour simplement lui serrer la main. « Hors de question !, me dit-il. Vous m’avez fait la bise après une victoire. Vous me la ferez à nouveau après une défaite. » Quelle belle leçon ! Bref, j’ai embrassé deux fois un président de la République, qui dit mieux ? ».