Passé par l’OL, l’OM ou encore le PSG, Hatem Ben Arfa n’a pas eu la carrière que beaucoup lui prédisaient, la faute, notamment, à un fort caractère qui a pu lui causer du tort. Il y a quelques années, l’ancien attaquant français en était notamment venu aux mains avec l’un de ses coéquipiers, passé par les Bleus.

Considéré comme l’un des plus gros talents gâchés du football français, Hatem Ben Arfa a joué dans la plupart des grosses formations tricolores au cours de sa carrière. Formé à l’OL, le Français avait ensuite pris le chemin de l’OM, de l’OGC Nice, du PSG, de Rennes et de Bordeaux, avant de rejoindre le LOSC, son dernier club au sein duquel il a évolué quelques mois en 2022.
Durant sa première expérience à Lyon, Hatem Ben Arfa était déjà réputé pour avoir fort caractère, de quoi lui causer du tort. « Pour moi, il est trop franc pour le milieu du foot souvent hypocrite. S'il ne t'aime pas, Hatem te le dit en face. J'ai servi de tampons plusieurs fois avec des joueurs (sourire) », résumait Mathieu Bodmer auprès du Parisien, lui qui a côtoyé Ben Arfa à l’OL puis à l’OGC Nice.
« C'était tendu. Et d'un coup, c'est parti avec des coups de poing »
Il y a quelques semaines, César Delgado s’était d’ailleurs souvenu d’une bagarre incluant Hatem Ben Arfa. « C'était après un entraînement (en mars 2008). Sébastien Squillaci et Hatem Ben Arfa ont commencé à se disputer sur le terrain. Arrivés dans le vestiaire, ils étaient chacun de leur côté mais ils continuaient à s'engueuler. C'était tendu. Et d'un coup, c'est parti avec des coups de poing. Rémy Vercourtre et un autre joueur, je ne sais plus lequel, ont dû intervenir pour les séparer, a raconté l’ancien attaquant argentin dans un entretien accordé à L'Equipe. Personnellement, je n'ai jamais compris pourquoi ils s'étaient disputés car je ne comprenais rien au français (rires). »

« J'avais eu un contact un peu rugueux avec lui à l’entraînement »
En 2020, Sébastien Squillaci avait justement dévoilé les raisons de cette altercation l'entraînement. « J'avais eu un contact un peu rugueux avec lui. Il l'avait mal pris et avait eu des mots assez durs, avait-il confié, auprès de L’Equipe. Après l'entraînement, ça avait chauffé. Si on en était venu aux mains ? Oui. J'étais très ami avec Sidney (Govou). Je sais qu'Hatem était allé le voir quinze jours ou trois semaines après pour savoir s'il pouvait venir s'excuser. Il l'a fait et on est passés à autre chose. Hatem, c'est quelqu'un d'assez impulsif, il était jeune. Il y a des limites à ne pas dépasser, et il les avait dépassées, mais c'était une erreur. Il n'y a plus de problème. »