La sélection anglaise s'est imposée (2-1), ce dimanche après-midi, en match amical face au Japon. Mais la formation de Fabio Capello n'a pas montré grand chose si ce n'est de grosses lacunes, notamment dans le jeu collectif.

En battant le Japon, cet après-midi à Graz (Autriche), les Anglais entretiennent un peu plus leur dynamique de victoires. Gagner, c'est bien. Avec la manière, c'est encore mieux. Le contenu de leur victoire, lundi contre le Mexique (3-1, à Wembley), n'avait pas vraiment plus à Fabio Capello, qui avait annoncé du changement. La pâle prestation de ses troupes, ce dimanche, n'a dû faire qu'accroître ses doutes. En particulier dans la capacité de son équipe à développer un jeu fluide et collectif.
Victoire imméritée Sur le papier, l'Angleterre et sa pléiade de talents ne peut être classée que dans une seule case : celle des favoris de cette Coupe du monde 2010. Leur poule de qualifications, dominée de la tête et des épaules, ainsi que le stratège italien désormais à leur tête, ne font que renforcer ce sentiment. Oui mais voilà, sans énormément de chance les Anglais se seraient logiquement inclinés cet après-midi. Deux buts japonais contre leur camp dans les vingt dernières minutes, leur ont ainsi permis de remporter leur second match de préparation. La barre transversale a également sauvé Joe Hart dans les dernières minutes de la rencontre.
Trop de solistes Désordonnée, jouant par à-coups et uniquement par l'intermédiaire de longues chevauchées individuelles, l'équipe d'Angleterre a fait preuve d'un manque terrible de cohésion et de maîtrise collective. La qualité technique et la percussion des Walcott, Wright-Phillips, Joe Cole, Gerard, Lampard, Rooney, représentent un atout formidable. Quand il est utilisé à bon escient. Quand il est là pour servir le collectif. Ce qui n'est malheureusement pas le cas.
Trouver l'équilibre Si les Anglais veulent enfin exister dans une grande compétition internationale, il faudra ranger les ego au placard et trouver un équilibre collectif entre toutes ces individualités. La chamaillerie entre Gerard et Lampard pour tirer le coup-franc qui amena le pénalty raté par ce dernier, n'est pas un signe encourageant. Mais nul de doute que Capello en a vu d'autres et parviendra à créer l'amalgame qui manque encore à cette équipe, si talentueuse qu'elle soit.
Les buts et les plus belles actions du match :