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REUSSITE

Le Top 10 des sorciers blancs dAfrique

Pour marquer le coup d'envoi de cette CAN 2010, le 10 Sport s'est intéressé aux 10 entraîneurs blancs ayant réussi à imprégner leur patte sur le continent africain. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Henri Michel Paul Le Guen n’est pas le seul ancien entraîneur du PSG à réussir en Afrique. Henri Michel l’a fait avant lui. L’homme qui a mené l’équipe de France en demi-finale du Mondial 1986 a réussi à qualifier le Maroc (1995-2000) pour la phase finale de la Coupe du Monde 1998 (élimination au 1er tour) après avoir fait un court passage au Cameroun (1994). Sa faculté à transcender s’est ensuite exportée en Tunisie (2001-2002) et surtout en Côte d’Ivoire, qu’il a propulsée en finale de la CAN 2006. En revanche, son retour au Maroc il y a deux ans s’est soldée par un échec.

Henryk Kasperczak
Un Polonais bien connu en France. Il a officié notamment à Metz, Saint-Etienne, Strasbourg… Après ses cinq premières années à transmettre son savoir dans l’Hexagone, il a développé une grande passion pour les sélections africaines en Côte d’Ivoire (1993-1994), en Tunisie (1994-1998), au Mali (2001-2002) et au Sénégal (2006-2008). Son CV est sorti glorieux de la CAN 1994 (troisième place) et 1996 (deuxième place). 

Bruno Metsu
Trajectoire singulière du Nordiste. A l’instar de Kasperczak, Metsu a entamé sa carrière d’entraîneur en France avant de filer en Guinée (2000) et au Sénégal (2000-2002). C’est sous son emprise que les Lions de la Teranga ont battu l’équipe de France au Mondial 2002 en match d’ouverture avant d’atteindre les quarts de finale ! Cette même année, il les avait déjà conduits en finale de la CAN. Metsu, marié à une Sénégalaise et converti à l’islam, s’est depuis exilé au Qatar.

Bora Milutinovic
Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant lui qui était à la tête de l’équipe du Nigéria lors de la Coupe du Monde 1998. Un an seulement après l’avoir prise en main, l’entraîneur serbe avait mené les Super Eagles en 8e de finale, comme en 1994, ce qui reste encore aujourd’hui leur meilleur résultat au Mondial. Pour ne rien gâcher, Milutinovic est seul technicien au monde à avoir qualifié quatre pays différents pour une phase finale de Coupe du Monde ! Franz Beckenbauer voit en lui l’un des trois meilleurs entraîneurs de tous les temps. Flatteur.

Philippe Troussier
Ce footballeur qui a fait presque toute sa carrière en Division 2 (Angoulême, Red Star, Rouen, Reims) est l’entraîneur qui était assis lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde 1998 dans le camp adverse d’Aimé Jacquet. Alors sélectionneur de l’Afrique du Sud, Troussier était déjà passé par la Côte d’Ivoire (1992-1993), le Maroc (1997) et le Nigéria (1997). Pour l’anecdote, il avait mené le Burkina Faso lors de la CAN 1998 quelques semaines avant de rejoindre les Bafana Bafana !

Otto Pfister
Un cas particulier. Bien qu’il soit allemand, celui-ci n’a jamais entraîné un club de son propre pays. Cet ancien joueur du FC Cologne a choisi très tôt de rallier l’Afrique. Son parcours, débuté en 1972 au Rwanda, en dit long sur son désir d’inculquer. L’homme a de la bouteille du haut de ses 73 ans et ce n’est pas son expérience achevée prématurément chez les Lions Indomptables en mai dernier qui devrait freiner son envie d’humer à nouveau le terrain.

Henri Stambouli
L’ancien gardien de l’Olympique de Marseille s’est parfaitement fondu dans son rôle de sélectionneur. Après avoir dirigé le centre de formation du club phocéen puis être passé adjoint de l’équipe fanion en 1997, Stambouli a ensuite rejoint la cause nationale de la Guinée (1998-1999), du Mali (2003-2004) et du Togo (2008). Le meilleur entraîneur du championnat suisse en 2000 avec le FC Sion restera dans les mémoires pour avoir terminé au pied du podium de la CAN 2004.

Henri Depireux
Le Eric Gerets d’Afrique. Le technicien belge, âgé de 65 ans, a vécu ses meilleurs moments lorsqu’il a pris les rênes de la sélection camerounaise en 1997. Sous son aile, les Lions Indomptables se sont qualifiés pour la phase finale de la Coupe du monde 1998 deux journées avant la fin des éliminatoires et pour la phase finale de la CAN la même année au Burkina Faso. Il a quitté son poste sur une dispute avec sa hiérarchie avant d’être remplacé par un certain Claude Le Roy. Le Congo a fait appel à lui entre 2006 et 2007. Sans grand succès.

Robert Nouzaret
Le Marseillais de naissance a cavalé de contrées en contrées et a posé ses valises un peu partout en France. Sur le Contient africain, il a toutefois su rester fidèle à la Guinéela Côte d’Ivoire, de qui il a été le directeur technique à deux reprises. Tout d’abord en 1996-1998 puis en 2002-2004. La fin de son histoire avec les Guinéens s’est mal terminée puisqu’il avait été l’objet de menaces de la part des supporters et craignait pour sa sécurité.

Patrice Neveu
Il n’est pas le plus connu et pourtant… Globe-trotter, homme de défi, Neveu connaît par cœur le foot africain en ayant appris au sein des clubs marocain (Rabat et Tétouan) et tunisien (Medenine). Il fait ensuite ses armes à l’échelon supérieur comme directeur technique au Niger (1999-2000) avant de s’occuper de la Guinée (2004-2007) et d’être nommé à la tête de la République démocratique du Congo (2008-2009). Son quart de finale de la CAN en Egypte, en 2006, reste en mémoire.