Zidane sur le retour : «Deux ou trois possibilités», le suspense touche à sa fin...
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

En mai prochain, cela fera cinq ans que Zinedine Zidane a quitté le banc de touche du Real Madrid pour la deuxième fois de sa carrière d'entraîneur. A présent, seule l'équipe de France semble lui plaire et pourrait le faire sortir de cette période de break. En attendant de succéder à Didier Deschamps, le champion du monde 98 a déjà fait part de la suite des opérations dans diverses interviews dont une avec L'Equipe où il ne fermait pas toutes les portes.

La reconversion de Zinedine Zidane a été couronnée de succès. Ayant raccroché les crampons en 2006 sur un coup de tête au sens propre du terme, l'icône nationale a pris un peu de temps afin de se ressourcer avant de décider d'enclencher le processus nécessaire d'apprentissage pour devenir entraîneur. Du diplôme au staff de Carlo Ancelotti pour La Décima du Real Madrid en 2014 au poste de numéro un en passant par la Castilla, Zidane a fait son petit bonhomme de chemin et rêve bleu désormais.

«C’est pour cela que je ne peux pas aller n’importe où»

Natif de Marseille, Zinedine Zidane est une icône au sein de la cité phocéenne. Et ce, quand bien même il n'a jamais porté le maillot de l'OM, seulement passé à l'AS Cannes et aux Girondins de Bordeaux en France avant de s'envoler pour Turin et la Juventus ainsi que le Real Madrid. Pas de passage sur le banc de l'Olympique de Marseille depuis le début de sa carrière d'entraîneur. Qu'en est-il du PSG ? En juin 2022, au cours d'une entrevue avec L'Equipe, « Zizou » ne laissait que « deux ou trois » portes ouvertes.

« Il ne faut jamais dire jamais. Surtout lorsque vous êtes entraîneur aujourd’hui. Mais la question est sans objet. Ce n’est absolument pas d’actualité. Quand j’étais joueur, j’avais le choix, presque tous les clubs. Entraîneur, il n’y a pas cinquante clubs où je peux aller. Il y a deux ou trois possibilités. C’est la réalité actuelle. Coach, on a beaucoup moins le choix que joueur. Si je repars dans un club, c’est pour gagner. Je le dis en toute modestie. C’est pour cela que je ne peux pas aller n’importe où. Pour d’autres raisons, aussi, je ne pourrais peut-être pas aller partout ».

«Je sais ce dont j’ai besoin pour gagner»

A quelles autres raisons Zinedine Zidane faisait-il allusion pendant son interview avec L'Equipe ? « La langue, par exemple. Certaines conditions rendent les choses plus difficiles. Quand on me dit : “Tu veux aller à Manchester ?” Je comprends l’anglais mais je ne le maîtrise pas totalement. Je sais qu’il y a des entraîneurs qui vont dans des clubs sans parler la langue. Mais moi, je fonctionne autrement. Pour gagner, plein d’éléments entrent en jeu. C’est un contexte global. Moi, je sais ce dont j’ai besoin pour gagner. Alors, tu peux bien sûr ne pas gagner mais je sais qu’il faut au moins ça, ça et ça (il appuie ses propos de la main). Et je veux tout mettre de mon côté pour optimiser la victoire ». a conclu Zidane qui reconnaissait rêver de continuer son histoire avec l'équipe de France à l'occasion de cet échange avec le quotidien sportif il y a presque quatre ans de cela.

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