Ces derniers jours, la joute verbale sur les réseaux sociaux entre Kylian Mbappé et Jordan Bardella a fait couler beaucoup d'encre. A tel point que jeudi, après la révélation de la liste des joueurs convoqués pour la Coupe du monde, Didier Deschamps a été interrogé en conférence de presse. Ce dernier a évoqué la liberté d'expression, une prise de parole qui n'a pas convaincu Daniel Riolo.

En conférence de presse, Didier Deschamps a évoqué la prise de parole de Kylian Mbappé concernant le Rassemblement National, n'y voyant pas vraiment d'inconvénient. « Quand il parle sur le terrain, c'est là où il est parfait. Je ne vais pas juger les joueurs. Il y a une liberté d'expression, pour vous, et pour mes joueurs. Je ne vais pas leur dire de ne pas parler » a-t-il déclaré. Daniel Riolo n'a pas apprécié cette réponse, estimant que les journalistes de RMC ne sont pas les bienvenus auprès de Didier Deschamps.
« C'est à géométrie variable »
Visiblement assez agacé par le sujet, Daniel Riolo n'a pas du tout apprécié que Didier Deschamps parle de liberté d'expression. « La déclaration de Deschamps en conf sur la liberté d'expression concernant le cas Mbappé ? La liberté d'expression, c'est à géométrie variable dans le concept Deschamps. Je rappelle que la mienne en tout cas, il ne l'accepte pas et il est prêt à aller au tribunal pour me la contester. Quand il a regardé la salle de presse et qu'il a dit "vous avez votre liberté" non monsieur, ce n'est pas vrai parce que vous décidez d'accorder ou non des interviews, par exemple à RMC parce que comme il ne peut pas nous blairer, il emmerde nos journalistes » confie-t-il dans l'After Foot sur RMC, lui qui a été relaxé en janvier dernier dans son procès pour diffamation intenté par Didier Deschamps.
« Il la met à mal notre liberté d'expression »
Quelques mois après le verdict, Daniel Riolo n'a pas oublié le procès qui l'a opposé à Didier Deschamps, même si la justice lui a finalement donné raison. « Il met à mal notre liberté d'expression. Et moi il est allé beaucoup plus loin puisqu'il m'a carrément traîné au tribunal. Même s'il a perdu, ça m'a quand même causé des soucis. Parler de liberté d'expression pas lui. Ni à son attaché de presse qui fait barrage à tous nos journalistes et qui fait bien en sorte que si on demande quelque chose, c'est un peu plus compliqué que pour les autres » ajoute-t-il.