Déclaration inquiétante de Donald Trump : La Coupe du monde 2026 plus que jamais menacée ?
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Alors que la Coupe du monde 2026 doit débuter dans 100 jours, un des trois pays hôtes, les États-Unis, est actuellement en conflit armé avec l’Iran, dont l’équipe doit participer à la compétition. Selon Donald Trump, ce conflit risque de durer plusieurs semaines et l’inquiétude autour de la bonne tenue du Mondial grandit.

Qualifiée pour la septième fois de son histoire en phase finale, la participation de l’Iran à la prochaine Coupe du monde interroge, en raison des attaques d’Israël et d’un des trois pays hôtes : les États-Unis. « Avec ce qui s'est passé et cette attaque des États-Unis, il est peu probable que nous puissions envisager la Coupe du monde avec espoir, mais ce sont les dirigeants du sport qui doivent en décider », déclarait samedi Mehdi Taj, principal dirigeant de la Fédération iranienne. Selon Donald Trump, le conflit devrait durer « environ quatre semaines » et l’Iran a déjà laissé planer la menace d’un boycott de la compétition.

« Il est possible d’imaginer que d’autres suivent cet exemple et lancent une forme de boycott »

« Il est possible d’imaginer que d’autres suivent cet exemple et lancent une forme de boycott. On a affaire à une ingérence dans un pays tiers, au milieu d’une région explosive, qui est contestée par de nombreux pays non-occidentaux, en Amérique latine, en Asie. Cela ne veut pas forcément dire qu’ils vont tous boycotter la compétition, mais c’est un discours que l’on risque d’entendre, surtout si le conflit dure dans le temps », a confié Lukas Aubin, directeur de recherche à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), en charge du programme Sport et géopolitique, auprès du Parisien.

« Il n’y a jamais eu un précédent juste avant une épreuve aussi importante »

Pour Heather Dichter, spécialiste de l’histoire du sport à la Montfort University de Leicester, « c’est un sérieux challenge pour la FIFA. Il y a eu un précédent : en 2014, la Russie avait envahi l’Ukraine juste avant les Jeux paralympiques. Mais il n’y a jamais eu un précédent juste avant une épreuve aussi importante et d’envergure que la Coupe du monde de football. » Au-delà des tensions diplomatiques, CNN indiquait que les officiels américains craignaient également une hausse du risque d’actes terroristes dans les prochains mois.

« Il y aura la crainte que le tournoi puisse devenir une cible »

« Les événements sportifs sont déjà extrêmement sécurisés et les organisateurs sont en état d’alerte, quel que soit le contexte. Après les JO de 1972 (la prise d’otages d’athlètes israéliens) et le 11 septembre 2001 (l’attaque contre le World Trade Center), il y a eu encore plus de précautions lors de ces événements qui rassemblent un très grand nombre de personnes », a ajouté Heather Dichter. Kristian Coates Ulrichsen, chercheur spécialisé du Moyen-Orient au sein du Baker Institute, estime pour sa part que « onze villes vont accueillir des millions de personnes aux États-Unis pendant l’épreuve, c’est beaucoup. La sécurité va devenir un enjeu majeur, surtout si le conflit en Iran s’éternise. Il y aura la crainte que le tournoi puisse devenir une cible. »