Le 8 mars 2025 restera à jamais un tournant dans la carrière de Maxime Lucu. Le demi-de-mêlée de l'UBB entre en jeu contre l'Irlande lors du Tournoi des VI Nations afin de remplacer Antoine Dupont, gravement blessé. Et sa prestation va tout changer.

C'est une date qui restera à jamais gravée dans la mémoire de Maxime Lucu. Le demi-de-mêlée de l'UBB connaissait jusque-là une carrière délicate avec le XV de France. Vivement critiquée après le Tournoi des VI Nations 2024, lors duquel il avait récupéré la place d'Antoine Dupont, qui préparait le tournoi olympique avec l'équipe de France de rugby à 7, Maxime Lucu a vu son destin basculer l'année suivante. En effet, alors que le XV de France dispute un match crucial en Irlande pour espérer remporter le Tournoi des VI Nations, Antoine Dupont se blesse gravement. Le joueur de l'UBB le remplace et réalise une magnifique prestation qui va changer sa carrière comme il le raconte.
Maxime Lucu revient sur son entrée en jeu contre l'Irlande
« Je suis 24e (hors feuille de match) au début du Tournoi 2025 et il y a eu ce match contre l'Irlande. Étant le seul arrière sur le banc, je me doute bien que je ne vais pas entrer à la 30e minute. Mais là oui (rires). C'est drôle quand j'y repense parce que quand le kiné me dit que c'est le croisé (pour Dupont), j'étais assis sur le siège et je me disais : "Le pauvre, fait chier". Un coéquipier sur le banc à côté de moi me réveille : "Oh Max, enlève la chasuble, tu vas rentrer". Je n'avais pas du tout percuté (rires). Mais quand je suis rentré, je me suis dit : "Là maintenant, c'est la guerre"... », confie-t-il dans les colonnes de L'EQUIPE avant de poursuivre.
«C'est drôle quand j'y repense...»
« Je voulais montrer le vrai Max. J'avais changé d'état d'esprit pour ne prendre que le plaisir d'être en équipe de France, pas la pression négative. Donc quand j'entre, je me dis que c'est le destin et que je veux juste prendre du plaisir et jouer mon rugby. Et je me suis éclaté... On les bat largement (27-42) et à la fin, au fond, je suis fier de ne pas avoir lâché. Et dans les tribunes, à l'Aviva, Marie était là... Je me sentais bien dans mon rugby. On bat l'Écosse une semaine plus tard (35-16), j'ai le trophée du Tournoi dans les mains, puis j'enchaîne avec la Coupe d'Europe avec Bordeaux (victoire 28-20 face à Northampton, la première de l'histoire du club). Je touchais du doigt ce que j'avais toujours voulu avoir », ajoute Maxime Lucu.