Maxime Lucu est passé par des moments compliqués avec le XV de France. Interrogé par L’Équipe, le capitaine des Bleus dans ce Championnat des Nations est revenu sur le déferlement de critiques subi lors du Tournoi des Six Nations en 2024, en particulier sur les réseaux sociaux.

Désigné capitaine par Fabien Galthié pour la première phase du Championnat des Nations, Maxime Lucu est passé par des moments compliqués au XV de France. Au début de l’année 2024, alors qu’Antoine Dupont a pris ses distances avec le rugby à XV pour préparer les Jeux Olympiques de Paris, le joueur de l’UBB en a profité pour le remplacer au Tournoi des Six Nations. Un mauvais souvenir pour lui.
« Le plus dur, ça a été les réseaux sociaux »
« C'était dur... J'étais très content de commencer le Tournoi et on prend une énorme claque (17-38 à Marseille face à l'Irlande). Et là, tout se déchaîne derrière, sur les réseaux sociaux. Je suis tombé dans le piège », confie Maxime Lucu, dans un entretien accordé à L’Équipe. « Dans les journaux, c'étaient plus des reproches sur le jeu. Les médias, je m'en fiche, ça fait partie du jeu et à la limite, si c'est constructif et que ça me permet de progresser, poursuit l’international tricolore. Le plus dur, ça a été les réseaux sociaux. Là, c'était ma personne qui était visée, ma famille, mes proches. »
« J'avais mon Instagram qui brûlait »
« J'avais reçu des milliers de messages pendant et après le match, se souvient encore aujourd’hui Maxime Lucu. J’avais mon Instagram qui brûlait. Dans le bus, je posais mon téléphone sur la banquette et ça ne faisait que s'allumer, s'allumer, s'allumer. C'était ouf... Toute la nuit avait été un peu... Mais je n'avais pas le choix en fait, ça me tombait dessus. Derrière, on gagne en Écosse (20-16) mais on est critiqués parce qu'on doit perdre si l'essai de Sione Tuipulotu à la fin n'est pas refusé. On fait nul contre l'Italie (13-13)... J'étais dans le dur, puis je suis passé remplaçant (pour les deux derniers matches) et le déferlement s'est accentué. Je disais à ma famille : "Je ne veux plus y aller" (en équipe de France) et je l'ai fait ressentir dans le groupe. » Ce capitanat dans l’hémisphère sud est donc une belle revanche pour le demi de mêlée.