Départ de Roberto De Zerbi - Medhi Benatia s'est battu pendant six mois pour le retenir à l'OM, le PSG a été le naufrage de trop : «Je pars avec toi»
Alexis Poch -
Journaliste
Titulaire d'un Master en journalisme sportif, je suis tombé amoureux du tennis dès l'enfance et j'ai toujours aimé lire les belles histoires de ce sport. Aujourd'hui, je souhaite les raconter, profiter de ma passion à fond et être au plus proche des as du circuit.

La saison dernière, l'OM a fini par vivre l'enfer alors que les choses étaient plutôt bien parties. Entraîneur de l'OM, Roberto De Zerbi a fini par quitter le club en février après une série de matches décevants. Medhi Benatia, lui, avait annoncé sa démission dans la foulée avant de revenir sur sa décision et attendre la fin de la saison. Malgré les galères, De Zerbi a fini par craquer après la large défaite face au PSG (5-0). Medhi Benatia raconte.

L'été dernier, l'OM n'avait pas affiché ses ambitions en vue de la saison 2025-2026. Le club visait clairement le podium de Ligue 1, voire mieux, et comptait également s'illustrer en Ligue des champions. Tout ne s'est pas passé comme prévu et Roberto De Zerbi avait déjà menacé de partir en tout début de saison. L'entraîneur italien a fini par attendre la crise après l'élimination en Ligue des champions et la débâcle subie face au PSG.

L'OM dans le dur, Medhi Benatia critique l'attitude

Connu pour son franc-parler, Medhi Benatia a parfois pris la parole devant les caméras pour évoquer la situation de l'OM, pointant du doigt l'attitude des joueurs sur le terrain plusieurs fois. « Le départ de Roberto a fait beaucoup de mal. On me dit : "On lui en veut, on y a cru et il nous a lâchés". Non ! Ce n'est pas quelqu'un qui lâche, il se bat. Quand on reçoit Nantes (0-2), il finit sa causerie, il transpire, il a les yeux rouges, il est dans un état second. Même moi en costume j'ai envie de jouer. Sur le terrain, ce que tu vois ne va pas avec son discours : pas une course vers l'avant, pas un duel gagné... Après Bruges, il n'est même pas révolté, je me dis que c'est fini. Il est meurtri. On va à Clairefontaine au vert (en janvier), je parle avec Kondo, Höjbjerg, Balerdi, Auba. "On ne peut pas foutre la saison par terre. Le coach est mon ami mais si vous avez un problème avec lui, dites-le, je trouve une solution. Si c'est avec moi, je m'en vais. Si c'est autre chose, je suis là. Mais dites-moi pourquoi vous choisissez vos matches ! On n'a pas de problème, on ne comprend pas nous non plus, c'est dur". Ils sont partis voir le coach : "Reste, on a besoin de toi". Moi, je lui dis : "Je te comprends, je suis abattu moi aussi. On n'arrive pas à leur donner ce qu'on a à l'intérieur, ce feu. Tu veux faire quoi ?" » révèle-t-il dans un entretien pour France Football.

« C'est notre échec, je pars avec toi »

Roberto De Zerbi, lui aussi connu pour son tempérament, décide de continuer l'aventure jusqu'au match face au PSG début février, où les Marseillais ont pris une fessée au Parc des Princes (5-0). C'était la goutte de trop d'après Medhi Benatia. « Il a envie de se battre, on continue. Paris nous en met 5, si t'en prends 9, y a rien à dire. Quand c'était la tempête, on n'a pas su préserver le coach. S'il avait tenu, la fin aurait été différente. Quand il veut partir, je le comprends et lui dis : "Je suis dégoûté, mais tu as raison". Si j'essaie de le retenir ? Après Paris, non. En début de saison, après Lyon (0-1, 31 août 2025), De Zerbi était furieux et voulait déjà partir. Je lui avais dit : "Calme, on va y arriver". Le lendemain, on fait Aguerd, Emerson, Pavard, et il est content. Mais à la fin, moi-même j'étais à bout. Et quand je parlais aux joueurs, "non, on l'adore le coach". "Comment ça, tu l'adores ? Tu ne l'écoutes pas !" Donc après Paris, je lui ai dit : "Tu peux partir. C'est notre échec, je pars avec toi" » confie Medhi Benatia. L'OM ne connaîtra bien sûr pas une fin de saison à la hauteur.

L'OM doit se reprendre

Après le départ de Roberto De Zerbi, l'OM n'a pas réussi à redresser la barre puisque l'arrivée d'Habib Beye n'a pas arrangé les choses, au contraire. Le club a sombré et a raté son objectif, une déception qui s'ajoute au climat ambiant très pesant. Le club de la cité phocéenne a opéré beaucoup de changements depuis avec l'arrivée d'un nouveau staff. Les difficultés financières forcent les dirigeants à partir sur un nouveau projet avec des ambitions un peu revues à la baisse. Le premier match face à Strasbourg le 21 août prochain sera forcément très attendu.

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