«Je l’avais mal vécu» : Cette décision de Fabien Galthié qui n’a pas plu à Maxime Lucu
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Capitaine du XV de France pour le premier Championnat des Nations, Maxime Lucu est revenu sur ses débuts frustrants avec la sélection en novembre 2021. Présent sur le banc face à l’Argentine, le joueur de l’UBB n’était pas rentré sur la pelouse ce jour-là.

Pour le début du Championnat des Nations dans l’hémisphère sud, avec trois rencontres contre la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon, Maxime Lucu a été désigné capitaine par Fabien Galthié en l’absence d’Antoine Dupont. Une « grande fierté » pour le joueur de l’UBB. « C’est déjà une fierté de porter le maillot de l’équipe de France et de faire partie de cette aventure depuis plusieurs années. Avoir en plus un rôle différent et partir avec un groupe pour défier de grandes nations, c’est quelque chose de particulier », confiait-il à la fin du mois de juin.

« Il fallait l’accepter »

Maxime Lucu figure dans le groupe tricolore depuis cinq ans, avec une première apparition sur une feuille de match du XV de France le 6 novembre 2021 face à l’Argentine. Fabien Galthié l’avait toutefois laissé sur le banc ce jour-là. « Au début, je l'avais mal vécu, parce que vous avez envie de jouer ces matches, surtout quand c'est votre première. Ma famille était dans le stade, j'étais impatient d'être sur le terrain, reconnaît aujourd’hui Lucu, interrogé par L’Équipe. Puis j'en avais discuté avec le staff et j'avais compris qu'au niveau international, avec les changements qui ne sont pas illimités, ça peut arriver, notamment quand vous avez Antoine (Dupont) qui est au sommet de sa carrière. Donc il fallait l’accepter. »

« Je priais pour qu'on me dise : "Max, c'est ton moment" »

« J'entre la semaine suivante à Bordeaux (contre la Géorgie, 41-15). Je priais pour qu'on me dise : "Max, c'est ton moment". Il n'aurait pas fallu me faire le coup une deuxième fois (rires). La semaine d'après, c'est les All Blacks, un match énorme (victoire 40-25 des Bleus), le Stade de France est en feu, j'étais entré en jeu, c'était génial ! Trois ou quatre mois avant, je ne me serais jamais imaginé là », poursuit Maxime Lucu, participant ensuite au Tournoi des Six Nations remporté par les Bleus, décrochant le Grand Chelem : « C'est le premier trophée posé sur l'armoire. Je rentre sur les cinq matches et surtout je vis mon premier Tournoi des Six Nations de l'intérieur. Quand j'étais petit, c'était LE rendez-vous à la télé, on regardait plus ça que le Championnat. Pour moi, le jouer, c'était quelque chose d'immense. Se déplacer en Écosse, à Cardiff, je découvrais les stades, c'était irréel pour moi. »

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