«J'avais été un peu choqué» : Maxime Lucu a vécu un moment très difficile avec le XV de France...
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Bien qu'il soit désormais bien installé dans le groupe de Fabien Galthié, Maxime Lucu n'a pas toujours été aussi serein avec le XV de France. Le joueur de l'UBB raconte d'ailleurs un épisode marquant de sa carrière en Bleus.

Désormais bien installé comme la doublure d'Antoine Dupont et comme vice-capitaine avec le XV de France, Maxime Lucu n'a toutefois pas toujours eu ce statut. En effet, le joueur de l'UBB a souvent été critiqué notamment en 2024 lorsqu'il a pris la succession d'Antoine Dupont qui préparait les Jeux Olympiques. Une période très difficile à vivre, à l'image notamment d'un matche lors duquel il a été sifflé... en France.

«C'était un moment difficile à vivre pour ma famille»

« Mes parents ne voulaient plus venir à stade. À Lyon (contre l'Angleterre, 33-31, le 16 mars 2024), j'entre en jeu et il y a des sifflets. Si on me siffle en Top 14 avec le maillot de Bordeaux à l'extérieur, OK. Mais se faire siffler par des supporters français alors que je porte le maillot des Bleus... J'avais été un peu choqué. C'était un moment difficile à vivre pour ma famille », se remémore-t-il dans les colonnes de L'EQUIPE, avant de se réjouir d'avoir réussi à inverser la tendance.

«J'avais été un peu choqué»

Et le déclic date du 8 mars 2025, date à laquelle il est entré en jeu pour remplacer Antoine Dupont lors d'un match crucial en Irlande pour le compte du Tournoi des VI Nations. « C'est drôle quand j'y repense parce que quand le kiné me dit que c'est le croisé (pour Dupont), j'étais assis sur le siège et je me disais : "Le pauvre, fait chier". Un coéquipier sur le banc à côté de moi me réveille : "Oh Max, enlève la chasuble, tu vas rentrer". Je n'avais pas du tout percuté (rires). Mais quand je suis rentré, je me suis dit : "Là maintenant, c'est la guerre"... J'avais changé d'état d'esprit pour ne prendre que le plaisir d'être en équipe de France, pas la pression négative. Donc quand j'entre, je me dis que c'est le destin et que je veux juste prendre du plaisir et jouer mon rugby. Et je me suis éclaté... On les bat largement (27-42) et à la fin, au fond, je suis fier de ne pas avoir lâché ».

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