Présent ce lundi dans le Super Moscato Show sur RMC, Laurent Marti a été interrogé sur la prolongation de Louis Bielle-Biarrey. Si un accord en ce sens a été annoncé ces derniers jours, le président de l’Union Bordeaux-Bègles a précisé qu’elle n’était pas actée pour autant, bien que cela devrait être le cas prochainement.

Après de longues semaines de négociations, L'Équipe a annoncé la semaine dernière un accord pour la prolongation de Louis Bielle-Biarrey à l’Union Bordeaux-Bègles. L’ailier international français de 23 ans devait étendre son bail jusqu’en 2029, lui qui avait déjà exprimé son envie de rester. Toutefois, Laurent Marti a tenu à faire une mise au point importante dans ce dossier.
La prolongation de Bielle-Biarrey « n’est pas actée »
« Elle n’est pas actée. Elle se profile positivement. Il n’y a plus trop d’écueil, je ne peux pas vous en dire plus », a indiqué le président de l’UBB dans le Super Moscato Show sur RMC. Relancé sur ce sujet et si cela est dur de prolonger un joueur tel que Louis Bielle-Biarrey, Laurent Marti a répondu : « Ce qui est compliqué, c’est de rentrer tout le monde dans le salary cap. C’est ça qui est très compliqué parce qu’aujourd’hui, l’UBB ce n’est pas un club désagréable. Donc les mecs ont plutôt envie de rester, même très envie de rester à l’UBB, soyons clairs. Mais, et c’est normal parce que les carrières ne sont pas très très longues, ils veulent optimiser leur contrat. Et moi, avec Yannick (Bru), on doit faire en sorte que tout le monde rentre dans le salary cap. Donc ça demande des négociations difficiles où chaque euro compte. »
Le départ de Vergnes-Taillefer, « un choix sportif assumé »
Si Bastien Vergnes-Taillefer a quitté l’UBB au terme de son contrat pour rejoindre Pau, Laurent Marti a fait savoir que ce n’était pas en raison du salary cap : « Là, c’est plus un choix sportif assumé. C'est-à-dire qu’on avait l’occasion de recruter Tom Willis, mais on savait que si on le recrutait, on était obligé de faire un sacrifice en troisième ligne. Bastien était en fin de contrat, donc on n’a pas pu lui proposer une prolongation, alors que c’est un super mec et un super joueur, mais ça fait partie des choix difficiles du professionnalisme. »
« Je sais très bien qu'on est en ligne de mire »
Récemment, le Stade Toulousain, déjà sanctionné pour l’avoir transgressé, a été contraint de laisser partir Thomas Ramos et François Cros pour rester dans les clous du salary cap, mais le président de l’UBB ne veut pas s’en réjouir pour autant. « Non non non. Je ne m’occupe pas des affaires des autres et puis je ne rentre pas dans ce genre de considération. À chaque club ses histoires et ses complexités. Chacun sa vie », a ajouté Laurent Marti. « C’est trop facile de dire : “Tout le monde triche.” Il y a des contextes qui font qu’à un moment donné un club peut commettre des erreurs, ce n’est pas parce qu’il le fait que tout le monde le fait. Moi, je dors sur mes deux oreilles, je n’ai pas 1 euro de dépassement du salary cap. Et si c’était le cas, croyez-moi, on nous aurait déjà attrapés. Je sais très bien qu'on est en ligne de mire, parce qu’on aimerait bien faire tomber l’UBB aussi. Et bien tous les contrôles se finissent très bien pour l’UBB. »