Cette saison, l’Union Bordeaux-Bègles a renforcé son staff avec une personne arrivée tout droit des San Antonio Spurs, en NBA. Data-scientist pour la franchise de Victor Wembanyama l’année dernière, Victor Azalbert a intégré le staff de Yannick Bru et analysera donc désormais les performances de Louis Bielle-Biarrey, entre autres, après être déjà passé par l’US Dax, en Pro 2.

Après avoir bouclé la prolongation de Louis Bielle-Biarrey jusqu’en 2029, l’Union Bordeaux-Bègles espère faire de même avec Marko Gazzotti, Pierre Bochaton, Boris Palu, Arthur Retière et Ben Tameifuna, mais travaille aussi sur l’amélioration de son staff. En ce sens, Yannick Bru a accueilli une nouvelle recrue pour la saison à venir : Victor Azalbert.
« On a déjà pu mesurer des petits gains marginaux qu’il nous a apportés »
La saison dernière, il occupait le poste de data-scientist chez les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, en NBA, et travaillera donc désormais sur l’analyse des performances de Louis Bielle-Biarrey et ses coéquipiers. Yannick Bru semble en tout cas déjà récolter les fruits du travail de Victor Azalbert, comme il l’a confié à Sud Ouest : « Sur la gestion de la charge d’entraînement, il nous amène une connaissance de la gestion des gros gabarits et qui va être un plus, je n’en doute pas, sur la gestion de la charge de travail. On a déjà pu mesurer des petits gains marginaux qu’il nous a apportés. »
De la Pro 2 au Top 14 en passant par la NBA
Un parcours assez original, car, avant de prendre la direction du Texas l’année dernière, Victor Azalbert analysait les data de l’US Dax, en Pro 2. « Rien n’était prévu, vous l’imaginez bien. Je n’avais pas imaginé changer de sport et encore moins de me retrouver en NBA. Cette histoire a commencé par une annonce sur le site LinkedIn. Le club de San Antonio recherchait un profil avec des missions qui pouvaient correspondre à ce que je savais faire. J’ai tenté ma chance sans trop y croire. Je me suis dit que j’allais quand même essayer de me challenger et de voir si mon profil avait une chance d’interpeller les responsables d’un tel club », expliquait le Français en décembre dernier dans un entretien accordé à Sud Ouest.
« Je n’aurais pas parié sur un type venant de Dax… »
« J’ai répondu à l’offre sur le site. Moins d’une semaine après, j’ai reçu un mail pour répondre à des questions plus techniques, du style "Savez-vous faire ceci ou cela ?" Là aussi, je me disais que la probabilité que je sois retenu était mince, mais j’ai été le plus sérieux possible. Ensuite, j’ai été contacté pour un entretien avec Xavi Schelling, le directeur de la performance des Spurs. Cet échange a été plutôt libre et sympa. Après ça, j’ai passé un test technique de plus d’une heure sur de l’analyse de données. D’autres ont suivi avec la cellule médicale du staff. Peu de temps après, j’ai reçu une invitation pour une rencontre à San Antonio », ajoutait Victor Azalbert qui, après avoir passé deux jours à San Antonio, a reçu un mail lui confirmant qu’il était pris chez les Spurs. « J’ai découvert que le club me proposait un contrat de deux ans. Pour vous dire, à la fin, j’étais en concurrence avec un gars de Boston et un Australien. Je n’aurais pas parié sur un type venant de Dax… (rires.). Ils m’ont dit que ce n’était sûrement pas parce que j’étais français que j’étais pris. Mais outre le fait que je suis né à Chesnay, la même ville de naissance qu’un autre Victor du club (Wembanyama, évidemment, NDLR), je pense que la singularité de mon parcours a dû jouer. »