En 2006, après la finale de la Coupe du monde, Claude Droussent, alors directeur de la rédaction de L'Equipe, dézingue Zinedine Zidane suite à son coup de boule. Mais voilà que dès le lendemain, dans un nouvel édito, il fait son mea culpa suite à ce qu'il a pu pire. La conséquence d'un coup de pression en coulisses du clan Zidane ?
Au lendemain du coup de boule de Zinedine Zidane en finale de Coupe du monde en 2006, en Une de L’Equipe, Claude Droussent s’en était pris à l'ancien du Real Madrid. « Je suis certain que vous avez pensé qu'il va falloir aussi expliquer ce coup de tête à vos quatre garçons pour qui vous êtes tant. C'était votre dernière image de footballeur, Zinédine. Comment cela a-t-il pu arriver à l'homme que vous êtes ? », pouvait-on lire dans son édito. Des propos que le directeur de la rédaction du quotidien a vite regretté. En effet, le jour suivant, Claude Droussent faisait son mea culpa, écrivant à Zidane dans un nouvel édito : « Hier, en cette même une de L'Équipe quelques mots étaient de trop, au cœur de notre éditorial. À la 110e minute de sa lecture, nous a malicieusement glissé un lecteur... Ils évoquaient vos enfants, votre rôle de père. Ces mots n'avaient rien à faire là : ce qu'un père doit ou non expliquer à ses enfants ne regarde que lui. S'ils vous ont blessé, je m'en excuse ».
« J’ai compris que j’avais commis une erreur »
Claude Droussent aura donc vite retourné sa veste après avoir attaqué Zinedine Zidane. En 2016, pour Envoyé Spécial, il expliquait : « Tout seul déjà, dans mon périple de retour, j’ai la conviction que ces mots sur son rôle de père et ses enfants étaient de trop. Je ne suis pas à l’aise avec ça. J’ai compris que j’avais commis une erreur en employant ses mots. La bonne manière de faire c’était de s’en excuser le lendemain ».
« Il a reculé sous la pression des frères de Zidane, du sponsor, de Danone »
S'il assure n’avoir jamais reçu de pression pour faire son mea culpa, d’autres n’ont clairement pas la même version. En effet, lors d’Envoyé Spécial, David Garcia, auteur de « La Face Cachée de L’Equipe », assurait : « Comment voulez-vous qu’un directeur de la rédaction mange à ce point son chapeau du jour au lendemain ? C’est forcément qu’il y a eu des pressions. Je ne jette pas la pierre à Claude Droussent, ça n’a pas dû être facile pour lui. Il fait ce premier édito courageux, il en a fait un autre pour s’excuser. Ce qui est certain, je confirme, il a reculé sous la pression des frères de Zidane, du sponsor, de Danone et de la direction de L’Equipe ».