Un joueur critiqué et mis dehors par De Zerbi : L’entraîneur de l’OM en a rajouté une couche…
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Le mercato hivernal a été mouvementé pour l’Olympique de Marseille, se séparant au total de onze joueurs, dont un membre apprécié du groupe. Ce départ aurait justement plombé le vestiaire phocéen, qui a eu le droit à une longue intervention de Roberto De Zerbi sur le sujet…

Si l’OM a fait parler en ce mois de janvier en enrôlant Quinten Timber, Himad Abdelli, Tochukwu Nnadi et Ethan Nwaneri, les nombreux départs bouclés par la direction phocéenne n’ont échappé à personne et sont loin de faire l’unanimité. Alors que Pol Lirola, Ruben Blanco, François-Régis Mughe, Ulisses Garcia, Angel Gomes, Matt O'Riley, Robinio Vaz, Neal Maupay, Darryl Bakola et Amir Murillo ont plié bagage cet hiver, sans compter la levée de l’option d’achat d’Ismaël Koné par Sassuolo, certains observateurs critiquent la politique de l’OM et le manque de stabilité dans l’effectif de Roberto De Zerbi. Un dossier a particulièrement fait parler ces derniers jours.

« Je veux des gens qui ont toujours faim »

N’entrant plus dans les plans de l’OM dans la dernière ligne droite du mercato hivernal, après sa mauvaise prestation contre le Paris FC le 31 janvier dernier, Amir Murillo avait été écarté du groupe pro par Roberto De Zerbi, pas tendre à son égard. « Je suis l’entraîneur et j’ai des devoirs et obligations. Je dois avoir des joueurs qui ont faim. C’est ce que je veux et ce que veulent les supporters. Quand on fait des matchs comme Bruges, où j’ai honte, je veux des gens qui ont toujours faim. Depuis décembre, il a un peu manqué d’envie. Moi je le sais, le club et ses coéquipiers le savent aussi », s’était justifié l’Italien, répétant qu’il voulait avoir « des joueurs qui ont faim » à sa disposition.

De Zerbi s’est défendu devant son groupe

Mais ce choix de l’OM, assumé par Roberto De Zerbi, est mal vécu au sein du groupe comme le révèle L’Équipe. Certains joueurs auraient été émus de voir leur coéquipier être viré de la sorte, et ce alors que le Panaméen était dans les petits papiers de l’entraîneur il y a encore peu de temps, tout comme Neal Maupay ou encore Adrien Rabiot, présentés comme ses chouchous à l’époque. « Si tu traites comme ça tes enfants, il ne faut pas s'étonner que ton vestiaire te lâche », juge un observateur, dans les colonnes du quotidien sportif.

Roberto De Zerbi aurait longuement pris la parole sur le sujet dans le vestiaire avant le match contre le PSG conclut L’Équipe, un « monologue interminable » au cours duquel il aurait expliqué que les erreurs d’Amir Murillo étaient préjudiciables pour tout le monde, et pas seulement lui même, et que son départ pour Besiktas décidé à la dernière minute allait lui permettre de doubler son salaire. Suffisant pour mettre fin au malaise ? Pas sûr…

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